Avec ou sans Neymar...

Après ces trois premiers quarts de finale de Coupe de France, il y a deux équipes qui doivent d’ores et déjà rêver de rencontrer le PSG en demi-finale. Et ces deux équipes, ce sont Chambly et Les Herbiers, les invités surprises de cette année. Alors ce sont deux belles histoires, deux belles épopées, je ne vais pas une fois de plus faire mon pisse-froid. Mais enfin, retrouver à ce stade de la compétition deux équipes de bas de tableau de National est une nouvelle preuve de l’intérêt très mesuré que les équipes de l’élite portent encore à cette pauvre Coupe de France.

Ce ne sont pas les prestations des deux éliminés, Lens et Strasbourg, qui vont me faire changer d’avis. Les Nordistes ont pondu un match effroyable sur la pelouse de la Beaujoire en parvenant péniblement jusqu’à la séance de tirs au but à l’issue de laquelle ils se sont pitoyablement fait sortir par des Vendéens plus déterminés. C’est à l’image de la saison souffreteuse des Sang et Or. Voir un club avec autant de ferveur vivoter de cette façon, c’est extrêmement triste.

La prestation alsacienne face à Chambly n’a pas été beaucoup plus brillante. Dans un match où soufflait un fort vent qui avantageait clairement celui qui l’avait dans le dos, Strasbourg a donc dominé le premier acte, avec notamment un poteau de Saadi et une grosse occasion pour Terrier. Et après le repos, ce sont les Camblysiens qui ont mis la pression sur les pensionnaires de L1 et on trouvé la faille dans les dernières minutes. Chambly a été récompensé de son enthousiasme alors que le Racing ne s’est jamais montré digne de son rang. Maintenant, il est évident que pour les hommes de Laurey, l’essentiel est ailleurs. Car le maintien est encore loin d’être acquis.

On pourrait faire la même remarque pour l’OM, dont la Coupe de France ne peut pas être un objectif alors que le club bataille pour la deuxième place en championnat et s’apprête à jouer les 1/8e de finale d’Europa League. Mais les Marseillais ont beaucoup pleuré avant le match. Ils se sont plaints de celui d’il y a trois jours, de leur manque d’agressivité, et que cette fois on allait voir ce qu’on allait voir… Sauf qu’on n’a rien vu ! À l’arrivée, les Phocéens ont été beaucoup moins agressifs hier soir que dimanche en championnat. Pour le même tarif : 3-0.

Je vote Motta !

Di Maria s’est offert un doublé juste avant et juste après la mi-temps, d’abord d’une demi-volée du droit détournée par Rami, puis d’une autre frappe encore du droit légèrement déviée par SakaÏ. Et puis, quand tu es mené 2-0 par le PSG et que Cavani n’a pas encore marqué, tu sais que tu as de grandes chances d’en prendre un troisième. Ça n’a pas raté. Après une superbe louche de Verratti et une remise de la tête de Draxler, le Matador a envoyé sa demi-volée croisée du gauche dans le petit filet d’un Mandanda impuissant.

Alors, que peut-on dire de la prestation parisienne à six jours du choc face au Real, maintenant qu’on sait que Neymar ne sera pas là ? Eh bien d’abord, espérer que Mbappé ne soit que légèrement touché à la cheville comme cela semble être le cas. Ensuite, Di Maria a confirmé qu’il est toujours dans la « zone » comme on dit au tennis. Et puis, j’aimerais m’arrêter sur le cas Thiago Motta. Ce qui revient à poser la question : qui de lui ou de Diarra pour jouer sentinelle mardi prochain ? Je pense que la réponse passe par… Verratti.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu l’Italien aussi brillant et actif. Et comme par hasard, cela tombe le soir où Motta réintègre le onze de départ parisien. Il est acquis que Marco est plus à l’aise avec son aîné à ses côtés et c’est pour cette raison qu’à mon sens, l’Italo-Brésilien devrait débuter face au Real. Sachant aussi que son expérience et son vice pourraient s’avérer précieux. Et qu’il n’était pas là lors des trois dernières catastrophes à l’extérieur du PSG en Ligue des Champions (Barça, Bayern, Real). Beaucoup d’arguments qui plaident en sa faveur…

Et puis je finirai ce post en notant l'application de Rudi Garcia, en sortant très rapidement Thauvin puis Gustavo, à nous dire en gros : "Bon, en fait on s'en fout de ce match, ça ne nous intéresse plus". Ce n'est pas très élégant, mais en même temps, sa sortie sur "les 222 millions d'euros du PSG à l'infirmerie" n'était déjà pas très classe...

Pierrot