France-Ukraine : les notes

Voilà une soirée qu'on n'est pas prêt d'oublier. Avec des notes qui figurent sans doute au Panthéon du blog. Visez plutôt.

LLORIS (6) : Pas grand chose à faire pour le portier des Bleus, qui a assuré le coup sur ses rares interventions.

DEBUCHY (8) : Défensivement, il a bien contrôlé le très remuant Konoplyanka. Beaucoup d'engagement et surtout, il nous sauve juste avant la pause en stoppant la frappe de Yarmolenko. Une belle volée du gauche également. Je trouve que ce garçon mérite beaucoup de considération. Remplacé par SAGNA, qui a juste terminé le boulot.

VARANE (7) : Il n'a certainement pas joué ce match dans des conditions physiques optimales. Et malgré ça, quel calme, quelle lucidité, quelle élégance ! Sans ses petites blessures à répétition, on ne serait même pas étonné de le voir titulaire.

SAKHO (9) : Sur l'envie, il n'y avait guère de doute. Il a entamé le match avec une détermination énorme, et a surtout eu l'immense mérite de marquer un but et demi. Le premier en ayant bien suivi la frappe de Ribéry, le second en poussant Gusev à la faute. Je trouve qu'il était l'un des symboles du club et qu'il a été injustement transféré par le PSG. Il s'est imposé à Liverpool, il est là, il a marqué d'énormes points sous le maillot Bleu et je suis très content pour lui.

EVRA (8) : Il a clairement joué son rôle de patron et il a beaucoup apporté offensivement. Pas par ses centres, mais dans le petit jeu avec Ribéry notamment. Et puis, il est dans le coup sur le troisième but puisque c'est lui qui frappe, pas du tout dans une position de latéral gauche d'ailleurs. C'était un match spécial, il avait visiblement une motivation spéciale. Bravo à lui.

CABAYE (9) : Il a tout changé. Cela pouvait paraître curieux au départ de le faire jouer en position de sentinelle, mais il a été énorme. Dans la récupération, dans la remontée de balle, c'est lui qui a impulsé le tempo. Je n'avais pas compris son absence au match aller. Pour moi, il est indispensable à cette équipe.

POGBA (8) : Il faut se rendre compte d'une chose avec lui : c'était son 66e match professionnel hier soir. Ce garçon a des qualités énormes. Il prend beaucoup de risques dans ses choix de passes et notamment dans le jeu long - ce qui n'était pas idiot vu l'état de la pelouse - mais c'est souvent payant. Il a pesé dans l'entrejeu et aurait pu marquer avec un peu moins de précipitation. Ce n'est pas un scoop, c'est élément de très grand avenir.

MATUIDI (8) : Il est monstrueux. Pour moi le symbole, c'est quand il vient reprendre le ballon dans les pieds de l'attaquant ukrainien. Avec Cabaye derrière lui, il a pu jouer son rôle de harceleur avec efficacité. Egal à lui-même, c'est-à-dire formidable.

VALBUENA (7) : Une très grosse première mi-temps, avant de baisser de pied en seconde. C'est lui qui fait la première frappe dangereuse en tout début match, c'est encore lui qui inquiète Pyatov à la demi-heure de jeu et toujours lui qui offre le second but à Benzema d'une passe poitrine. Voilà : on aime ou on n'aime pas Valbuena, mais en équipe de France il est toujours à 100%. Reste à savoir si Deschamps l'a délibérément fait souffler au match aller, ce qui serait un coup de génie de plus à son crédit.

RIBERY (8) : Il s'était déjà bien fait massacrer à l'aller et il en a repris une bonne couche hier soir. Sauf que cette cette fois, il a obtenu une expulsion. Il était la cible numéro 1 des Ukrainiens mais contrairement à l'aller, cette fois il n'a pas essayé de tout faire tout seul. C'est lui qui provoque le but de Sakho, qui sert Benzema sur le but refusé et passe à Sakho (ou Gusev) sur le troisième. Il a été décisif et on ne lui demande rien de plus.

BENZEMA (7) : Une bonne première mi-temps, avec cette bizarrerie de s'être vu refuser un but valable et d'en avoir inscrit un qui ne l'était pas. Je n'ai pas souvenir d'avoir vu Karim Benzema manifester autant sa joie après avoir marqué. Il a d'ailleurs dit après le match que c'était la plus grosse émotion de sa carrière. J'espère seulement qu'il aura envie d'en vivre d'autres. Remplacé par GIROUD, qui a failli marquer un joli but de la tête.

Pierrot