L'OM s'est bien arraché

Étouffant, difficile, éreintant... Les adjectifs pour qualifier cette demi-finale retour sont nombreux. Mais l'essentiel, c'est que l'OM a réussi à rallier la finale. Je rappelle en toute modestie que j'avais le bon prono.

Au vu du parcours de Salzbourg dans cette Ligue Europa et du score de la demi-finale aller, on s'attendait à ce que Marseille souffre d'entrée de match. Mais les hommes de Rudi Garcia - organisés en 4-2-3-1 avec Luiz Gustavo en défense centrale - ont fait preuve de maîtrise et de sang-froid pour cadenasser leurs adversaires dans le premier acte. Résultat ? Une mi-temps assez terne avec très peu de situations dangereuses de part et d'autre. Un scénario ennuyeux mais parfait pour l'OM, qui possédait toujours ses deux buts d'avance après les 45 premières minutes.

Seulement les Autrichiens sont revenus des vestiaires avec le couteau entre les dents. En se livrant autant, ils se sont d'abord exposés aux contres avant d'asphyxier complètement les Olympiens. Retranchés pendant de nombreuses minutes devant le but de Pelé, ils ont craqué sur une percée individuelle d'Haidara. Si l'action est belle, la défense s'est montrée bien trop naïve, tout comme sur le but du break, inscrit contre son camp par Bouna Sarr à la suite d'une frappe de Schlager, qui s'est aidé de la main pour contrôler le ballon. À égalité parfaite sur les deux matchs, les Autrichiens ont essayé de tuer la rencontre mais Pelé s'est parfaitement interposé face à Hwang.

L'arbitrage, encore et toujours

Contrairement à la Lazio au tour précédent, les Marseillais ont eu le mérite de ne pas s'écrouler complètement et de relever la tête. Ils auraient même pu éviter les prolongations mais Thauvin a trouvé la transversale de la tête et l'arbitre n'a pas daigné accorder un penalty après une main pourtant évidente de Caleta-Car dans sa surface. La libération a finalement eu lieu à la 116ème minute après une reprise de Rolando sur corner. Le seul souci, c'est qu'il n'y avait pas corner et que le six mètres était pour le moins évident.

Comme dans les deux demi-finales de Ligue des Champions, on doit malheureusement encore une fois noter l'importance terrible de l'arbitrage. Il avait d'ailleurs déjà été défaillant et en faveur de Marseille lors du match aller. Là, entre le penalty refusé et le but accordé, ça fait beaucoup pour un seul match. Aujourd'hui, le jeu va trop vite et il y a trop d'erreurs. Les équipes font des efforts surhumains pour arriver à ce niveau de la compétition, elles ne peuvent pas être suspendues aux décisions d'un homme. Certains diront qu'il a plusieurs assistants mais je l'ai déjà rappelé, cet arbitrage à cinq prouve son inefficacité depuis trop longtemps.

L'image du foot français

Bon, on retiendra que l'OM est en finale et que même si la confrontation a été serrée, c'est tout de même mérité sur l'ensemble des deux matchs. Face à l'Atlético, l'OM ne sera pas favori même si la finale aura lieu à Lyon. D'ailleurs, au vu du contexte actuel (les déclarations de Eyraud, les réponses d'Aulas, les provocations débiles de Boudjellal etc.) il faut probablement s'inquiéter. J'ai du mal à imaginer que les supporters marseillais et lyonnais les moins malins ne cherchent pas à en découdre.

Alors, du haut de mon pouvoir totalement inexistant à ce niveau-là, j'appelle évidemment au calme. Parce que même des dégradations dans le Parc OL donneraient une image minable du foot français au niveau européen. Les sanctions tomberaient de manière forte. C'est une finale de Coupe d'Europe, il ne faut pas que ça termine en drame ou en pugilat. Il faut que ce soit une fête.

Pierrot