La marque Deschamps

Après un nul brillant chez le champion d’Europe, les Bleus se sont imposés chez le vice-champion. Avec des constantes dans les choix du sélectionneur.

Du travail, de la solidarité, des choix de coaching et un zest de pot. Entre le nul de Madrid et la victoire de Parme, l’équipe de France version Didier Deschamps commence à avoir un style.

Il faudra s’y faire, mais ne pas en être surpris. DD va jouer avec trois milieux travailleurs. Capoue et Matuidi s’occupant de l’axe et Sissoko sur le côté droit. Du coup l’ensemble n’est pas facile à déséquilibrer sauf si l’adversaire parvient à enchaîner à grande vitesse, ce qui s’est produit sur le but transalpin certes, mais quasiment pas sur le reste du match.

Avec quatre défenseurs et trois milieux, l’ensemble est donc stable.
Reste l’animation offensive. A Parme entre un Ribéry peu concerné, émoussé ou blessé (à vous de choisir mais il doit y avoir un peu des trois) un Giroud tout de même très limité sur le plan technique, il restait Mathieu Valbuena. Ce garçon est tout de même un cas. Il sait alterner les périodes de meneur pur et les enchaînements de dribbles. Et surtout quel but ! Typique de son style. Lui qui n’était pas la tasse de thé de Deschamps à l’arrivée de ce dernier à Marseille a su faire changer d’avis son entraîneur puis son nouveau sélectionneur.
Tandis que des joueurs plus talentueux se perdent en comportements détestables et performances autant suffisantes qu’insuffisantes, Mathieu est toujours à bloc. Remplaçant ou titulaire, il ne déçoit jamais.

Les absents ont de plus en plus torts

Et puis il y a le coaching. Souvenons-nous qu’en finale de l’euro 2000 Wiltord et Trezeguet sont venus du banc pour offrir le trophée aux Bleus. A Parme, l’entrée en jeu de Jeremy Menez a été déterminante. Depuis son match raté à Madrid, le Parisien enchaine les prestations de haut niveau. Son pouvoir d’accélération est remarquable. Il a fait très mal aux Italiens et notamment à Maggio qui avait pourtant parfaitement muselé Ribéry jusque là.

Et puis on n’oubliera pas les deux transversales italiennes qui confirment la légende de la bonne étoile de Deschamps. Mais au-delà de ça, l’équipe est compacte, bien organisée. La solidarité est clairement affichée. On est loin de l’Euro. Les matches passent et les absents ont de plus en plus torts. Il y a moins de talent, moins de potentiel, c’est une évidence. Mais l’effort collectif que dégage cette équipe l’est encore plus.
On ne demande rien d’autre.

PS : dés demain matin vous pourrez me retrouvez, comme au bon vieux temps en direct sur le blog. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, mes comms sont d’une autre couleur et y a ma tête d’abruti en photo. Je passerai régulièrement débattre avec vous. Les anciens connaissent.

A vite

 

Pierrot