Le PSG fait (bien) le boulot

Une première mi-temps anémique, une seconde survitaminée. Décidément, ce PSG est assez illisible...

Pauvres Montpelliérains. La Ligue des Champions est décidément bien trop lourde pour leurs frêles épaules. Une nouvelle fois battus par l'Olympiakos après la défaite d'il y a quinze jours à la Mosson, les Champions de France en titre ont montré qu'ils n'ont strictement rien appris de leur erreurs en encaissant un but au bout de quatre minutes de jeu sur le terrain de l'Olympiakos ! Obligés de courir après le score, les joueurs de Girard ont alors mollement pris le jeu à leur compte, mais sans se montrer réellement dangereux.

Le MHSC a pourtant été relancé par son meilleur joueur cette saison, Souleymane Camara, qui est allé chercher un pénalty transformé par Belhanda. A ce moment-là, l'Europa League était encore jouable. Mais comme au match aller, Montpellier a craqué dans le money time en encaissant deux buts évitables et il faudrait maintenant un miracle pour arracher la troisième place du groupe.

De toute façon, quand tu te retrouves avec un point en quatre matchs, dont zéro après deux confrontations face à Olympiakos, tu ne peux pas espérer grand chose dans une compétition de ce niveau. Que ce soit difficile contre Schalke et Arsenal, c'est un fait entendu. Mais là, encaisser cinq buts en deux matchs face au club grec, c'est trop pour espérer quoi que ce soit. 

Mardi après-midi, on m'a demandé sur Twitter quel était mon promo pour PSG-Zagreb. J'avais dit 4-0. En revanche, je ne m'attendais pas à un 4-0 comme celui-là. Que dire de cette première mi-temps affligeante à part le but d'Alex ? Le milieu était positionné beaucoup trop bas, avec un Cissoko qui ne percute pas à droite, un Matuidi qui s'est retrouvé à jouer dans l'axe et beaucoup plus bas que d'ordinaire, et devant des attaquants qui ne faisaient pas la différence.

Ibra, c'est Disneyland

Après le repos, Ancelotti a sorti Cissoko, replacé Matuidi à gauche et fait entrer Verratti dans l'axe. Et c'est sûr que lorsqu'il n'est pas attaqué, le petit Italien se balade. Tout de suite, le PSG s'est mis à jouer une quinzaine de mètres plus haut sur le terrain et évidemment, à l'heure de jeu les Croates étaient à bout de force. Alors bon, très franchement je pense que les deux tiers des équipes de Ligue 1 sont supérieures à cette équipe de Zagreb qui était d'une faiblesse insigne l'an dernier et qui l'est toujours cette saison.

Derrière, les buts se sont enchaînés avec d'abord Matuidi, puis Ménez et enfin Hoarau. Evidemment, ce que tout le monde va retenir ce sont les quatre passes décisives de Zlatan. C'est Disneyland, Ibra... Hier soir c'était un parc à thèmes à lui tout seul. Alors c'est vrai que sa position en première période pouvait être un peu exaspérante - on aurait dit Anelka en Afrique du Sud tellement il dézonait - mais il crée aussi du jeu et des situations de passe comme ça.

Quatre passes décisives dans un match de Ligue des Champions, ils sont très peu - parmi lesquels Sydney Govou d'ailleurs - à l'avoir fait. Alors c'est sûr, ce n'était pas un match inoubliable, mais il n'en reste pas moins que le PSG a marqué huit buts en deux matchs de Ligue des Champions à domicile.

Il suffira aux hommes d'Ancelotti de ne pas perdre à Kiev pour obtenir et la qualification et le droit de disputer la première place du groupe au FC porto dans un dernier match au sommet au Parc. Une bonne chose de faite, avec cet effectif qui a tourné et un Hoarau qui vient de marquer deux buts en deux bouts de match. Ce qui n'est pas inintéressant sachant que c'est sans doute lui qui jouera à Montpellier ce week-end...

Pierrot