Les Dogues n'ont plus de crocs

Lille s'est encore pris les pieds dans le tapis, à Valence cette fois. Quand ça ne veut pas...

Si quelqu'un qui a raté le début du championnat voulait savoir à quoi ressemble le LOSC depuis début août, ce match à Valence en était le parfait reflet. Tout le début de saison lillois y était magnifiquement résumé. Pour la faire courte : au niveau du jeu et de la tactique, ce que fait le LOSC est plutôt cohérent. La qualité de jeu est au rendez-vous mais le problème, c'est que Lille manque terriblement d'efficacité dans les deux surfaces.

Et le pire, c'est que les Nordistes s'inclinent 2-0 face à une équipe de Valence d'une médiocrité insigne. Sur le premier but, la passe contrée de Soldado arrive pile-poil dans les pieds de Jonas qui se retrouve seul face à Landreau et sur le second le centre raté du même Jonas termine en poteau rentrant pendant que le même Landreau faisait un concours de détente de scaphandrier à distance avec Vercoutre. Le portier lillois s'est quand même souvent fait lober dans sa carrière…

Pourtant, les hommes de Rudi Garcia avaient largement fait jeu égal avec les Espagnols pendant la première mi-temps. Mais la différence, c'est que Balmont et Payet foirent totalement leur frappe alors qu'ils sont à 12 mètres des buts. En Ligue des Champions, le minimum sur ce genre d'occasion, c'est de cadrer. Et puis, on parle souvent du fait que Lille encaisse au moins un but à chaque match. Mais quand tu es inoffensif devant, tu finis par t'exposer derrière.

Canapé buffle pleine fleur

Et si Lille se parvient pas à se montrer dangereux, c'est peut-être parce qu'il n'a tout simplement pas les joueurs pour. Mendes jouait encore en Ligue 2 il y a six mois, Payet c'est un coup oui, trois coups non alors qu'il devrait être le leader d'attaque de cette équipe depuis le départ d'Eden Hazard. Et puis, je crois honnêtement que ni Roux ni De Melo n'ont le niveau Ligue des Champions.

Alors après, on a l'impression que les Nordistes ont tout contre eux et que la poisse les poursuit. Mais on a déjà dit ça après leur défaite à Rennes ou leur nul face à Lyon. A un moment donné, la malchance n'est pas bien loin de l'incompétence. Et le premier couperet du mauvais début de saison lillois est peut-être tombé hier soir à Mestalla. Car on peut déjà dire, après seulement deux matchs, que Lille est presque éliminé.

Au-delà des deux revers lillois, la victoire-surprise du BATE Borisov condamne le Bayern a réagir vite. Et qui va devoir s'infuser deux matchs de suite contre des Bavarois remontés comme des pendules après s'être fait taper en Biélorussie ? A ce stade, terminer 3e de ce groupe relèverait même de la performance. A l'heure actuelle, il est beaucoup plus probable que les Nordistes regardent le printemps européen dans leur canapé buffle pleine fleur.

Espérons un meilleur sort pour le PSG et Montpellier ce soir...


Pierrot