Les mystères de Paris

Toujours invaincu mais toujours pas convaincant, le PSG s’en est remis au boss pour battre Nantes et prendre la tête du classement. A part ça, Sainté a bouclé sa semaine avec 9 points et Bordeaux s’en est sorti grâce à Super Diabaté.

La journée avait commencé vendredi soir par un match parfaitement insipide au Stadium, uniquement sauvé par la merveilleuse ouverture du score de Berbatov. Pour le reste, cette équipe de Toulouse très inquiétante depuis des semaines et incapable de prendre le jeu à son compte, n’a jamais été en mesure d’inquiéter des Monégasques qui n’ont pas eu à forcer, ce qui devait bien les arranger à trois jours de leur finale européenne de mardi face au Zénith.

De finale européenne, il est sera aussi question pour le PSG, qui est devenu avant le coup d’envoi la dernière équipe invaincue d’Europe après la défaite de Chelsea à Newcastle en début d’après-midi. Paris qui a signé sa 1000e victoire en Ligue 1 avec un magnifique doublé d’Ibra. Ça, c’est pour la colonne « positif ». Dans la colonne « négatif » - car il y en a toujours une cette saison avec le PSG - il y a une nouvelle fois un début de match indigne d’une équipe de ce standing.

Alors c’est vrai que Blanc avait fait tourner la moitié de son équipe en prévision du match de mercredi à Barcelone. Mais une telle indigence ne pouvait pas rester impunie et Bedoya s’est chargé, d’une frappe limpide, d’ouvrir le score. Et puis derrière, on a eu droit au « show Bastien ». L’arbitre a commencé par ne pas expulser Verratti pour un tacle assez dangereux sur Nkoudou. 

 

Vingt minutes pour chauffer le talon…

Alors ma position, c’est qu’effectivement la faute volontaire peut valoir un simple carton jaune - mais jaune-orangé, quand même. Le problème c’est que le petit Italien lève le pied très haut. Et lors de PSG-Bordeaux, Poko avait pris un rouge direct pour une faute du même genre sur… Verratti. Toujours ce problème d’uniformité des décisions arbitrales. Mais monsieur Bastien ne va pas s’arrêter là.

Sur le coup-franc consécutif à la faute, il va refuser le but de Djilobodji pour une présumée faute de Vizcarrondo sur Thiago Silva. Alors sur ce cas, j’ai un peu revu ma position par rapport à ce que j’ai tweeté à chaud. Oh, il y a bien faute du défenseur vénézuélien sur le défenseur brésilien. Le problème, c’est qu’au départ de l’action il y a faute de Rabiot sur Vizcarrondo… Bref, après à peine un quart d’heure de jeu, Paris pouvait s’estimer heureux d’être toujours à 11 et de n’être mené que 1-0.

Après ça, c’est vrai que Nantes n’a plus cadré une frappe alors que Paris s’est créé un paquet d’occasions. Mais une nouvelle fois, il a fallu que Zlatan entre en scène pour que le PSG concrétise sa domination. C’est vrai qu’il lui faut 20 minutes pour chauffer son talon, mais une fois qu’il est chaud, c’est lui qui fait gagner le match au PSG. Il en est à 8 buts en 9 rencontres et à mon avis, sa longue absence est l’explication numéro 1 aux difficultés offensives parisiennes de l’automne.

 

Les outsiders souffrent

Maintenant, libre à chacun de poursuivre ce « PSG bashing » qui fait fureur en ce moment. Il faut donc croire que la seule équipe invaincue d’Europe est nulle et qu’elle est entraînéepar une pipe. C’est en tout cas le crédo - ou le créneau - de certains. Maintenant, c’est sûr que pour rester invaincu mercredi soir, il va falloir montrer autre chose. Mais n’est-ce pas ce qu’on disait déjà avant le match aller ?

Et puis en soirée, Saint-Etienne, Bordeaux et Rennes, soit les 4e, 5e et 6e du classement, étaient tous sur le pont. Deux sur trois l’ont emporté, mais très péniblement. Bastia a eu peu de réussite à Geoffroy-Guichard - témoin ce ballon qui heurte les deux poteaux - et Ruffier a eu pas mal de boulot. Les Verts sont quand même parvenus à s’en sortir et à signer leur troisième victoire consécutive grâce à un but de Ricky. 

Bordeaux s’est salement fait malmener par Lorient - en étant notamment deux fois mené au score - mais s’est en est aussi sorti grâce à un super Diabaté et Rennes a joyeusement explosé à domicile face à Montpellier. Et ce qu’on constate lors de ces semaines à trois matchs, c’est que c’est dur pour tout le monde d’enchaîner et de faire tourner trois ou quatre joueurs. La preuve : mis à part Sainté, aucune équipe n’a pu engranger neuf points.

Pierrot