Oh le joli mercredi !

Deux clubs français engagés, deux victoires à la clé. On a connu bien pire comme soirée européenne. Dans l'obligation de s'imposer face à l'adversaire le plus faible du groupe, l'OL a parfaitement rempli son contrat. De son côté, Monaco a créé la sensation en s'imposant à Wembley, face au favori du groupe E.

Commençons par Monaco, qui nous a fait une... Monaco. Cette victoire face à Tottenham m'a beaucoup rappelé celle à l'Emirates contre Arsenal il y a deux saisons. Les joueurs de la Principauté ont connu un premier quart d'heure compliqué où le moment clé a vraiment été le ballon sauvé sur sa ligne par Raggi. Et puis sur leur première occasion, une action individuelle magnifique de Bernardo Silva, les Monégasques ont ouvert le score. Ce but a mis un petit coup au moral des Spurs, qui se sont enfoncés encore un peu plus sur le deuxième, signé Lemar. C'est marrant parce que quand les hommes de Jardim frappent deux fois au but, ils marquent deux fois. Ça fait une grosse différence avec le PSG, qui a eu dix tentatives hier pour n'en mettre qu'un seul. 

Finalement, à Wembley, ce sont les cinq dernières minutes du premier acte et cette réduction du score d'Alderweireld qui ont changé les choses. Au retour des vestiaires et jusqu'à la 85ème minute, les Monégasques ont vécu une seconde période extrêmement pénible, sans toutefois concéder d'occasions monstrueuses. On le sait depuis de longs mois, Monaco sait subir. On se demanderait presque d'ailleurs s'ils n'aiment pas ça. Derrière, Glik et Jemerson ont fait un gros match, Fabinho a été exceptionnel au milieu et Bernardo Silva a vraiment le talent pour transformer un maigre ballon en but. Seul Falcao n'était pas vraiment en rythme avec ses partenaires.

Du côté de Tottenham, je pense que Pochettino s'est trompé au coup d'envoi. La composition d'équipe des Spurs en début de match ressemblait un peu à celle de l'Angleterre pendant l'Euro avec des joueurs trop offensifs au milieu, ce qui ne permet pas de trouver un équilibre. La rentrée de Dembélé - davantage dans la zone de Bernardo Silva - et surtout le replacement de Dele Alli en position plus offensive, ont rééquilibré l'équipe.

En tout cas, avec ce succès, Monaco prend déjà une très belle option pour la suite dans ce groupe E. De toute façon, en ce moment il n'y a pas à chercher, les Monégasques sont euphoriques. Il faut juste espérer que ça dure car leur efficacité offensive est assez invraisemblable et ce n'est pas sûr que ça puisse se prolonger éternellement. Par contre, défensivement, on est sûr que ce bloc extrêmement solide tiendra jusqu'au bout. 

Lyon a remporté la bataille du milieu

L'autre match, dans une configuration totalement différente, n'était pas inintéressant non plus. On sait que Lyon est dans un groupe difficile dans lequel le Dinamo Zagreb fait office d'équipe la plus faible et de loin. La victoire de l'Olympique Lyonnais était donc obligatoire pour espérer avoir une chance d'exister dans cette poule.

Compte tenu des nombreuses blessures et méformes offensives, Génésio avait opté pour un système de jeu pas forcément très sexy au départ. Ceci dit, un 5-4-1 avec des joueurs comme Tolisso, Ferri et Darder permet de clairement libérer ces milieux et de leur donner de l'espace. Ce n'est donc pas étonnant de voir Tolisso (un but, une passe décisive) et Ferri (un but) être décisifs et dominer dans leur secteur.  

C'est vrai qu'en face l'équipe de Zagreb était d'une immense faiblesse. Mais il fallait impérativement prendre ces trois points parce qu'il y aura des échéances autrement plus compliquées dans cette poule. 

Pierrot