Paris, champion écrasant

Comme prévu depuis la première journée, le PSG a été sacré champion. Le hasard du calendrier faisait que les Parisiens pouvaient mathématiquement obtenir leur couronne contre le champion en titre et actuel dauphin, l'AS Monaco. Cette affiche avait donc un peu de gueule mais malheureusement, il n'y a pas eu de match. Paris a été formidable et Monaco a été en dessous de tout. On sait pertinemment que quand le club de la capitale est dans un bon jour, personne ne peut lui résister en Ligue 1. Mais quand il fait un très bon match et que l'équipe en face en fait un très mauvais, ça donne sept buts à l'arrivée.

Les hommes d'Unai Emery en ont inscrit quatre dans la première demi-heure. Lo Celso a tout d'abord ouvert le score sur une remarquable action collective dans laquelle ont notamment participé Cavani et Dani Alves. Derrière, sur un centre parfait de Berchiche, Cavani a scoré d'un coup de tête exceptionnel. L'Uruguayen s'est mué en passeur décisif avec une volée pour Di Maria, qui a conclu d'un lob bien touché. Lo Celso a ensuite inscrit un doublé, bien servi par un amour de centre de l'extérieur du pied de Pastore.

Un sacre logique et spectaculaire

La réduction du score de Lopes a donné un semblant de dignité aux Monégasques qui ont complètement sombré après le repos. Ce match pose évidemment des questions, notamment quand on sait que Raggi et Moutinho ont prolongé. Quand on voit la prestation des deux ce soir - j'ai vraiment eu de la peine pour l'Italien, totalement dépassé par les événements - on se demande si c'est vraiment une bonne idée. Mais globalement, toute l'équipe de Monaco a été inexistante, de Subasic à Falcao, qui a même marqué contre son camp. Alors c'est vrai que l'ASM était handicapée mais on peut aussi remarquer que le PSG a joué sans Verratti, Neymar et Mbappé.

Bref, Paris a rempli le contrat minimum, c'est-à-dire être champion de manière écrasante. C'est la moindre des choses compte tenu du budget et de la qualité des joueurs. En revanche, on peut vraiment féliciter le club d'avoir si souvent pratiqué un football de qualité. On dit régulièrement du mal de cette équipe mais elle a marqué plus de cent buts en championnat et il faut reconnaître que quand elle propose du spectacle, il est particulièrement beau.

Une belle semaine se termine

De son côté, dans un autre genre, Marseille a aussi proposé un beau spectacle. Mais les Phocéens ont eu du mal, ils sont victimes de ce que j'appelle "le complexe de Cendrillon". En gros, quand le carrosse (un quart de finale retour d'Europa League devant un stade Vélodrome en fusion) se transforme en citrouille (un match de Ligue 1 le dimanche à 17h à Troyes) ce n'est pas forcément évident à gérer.

Les Olympiens ont été cueillis à froid par un très joli but de la tête de Grandsir, quelques secondes seulement après le coup d'envoi. Njie a réussi à égaliser en profitant d'une étourderie défensive de Nivet, pas du tout en place sur le coup franc de Payet. Mais le capitaine aubois s'est rattrapé en redonnant l'avantage à son équipe après une mauvaise passe de Gustavo pour Amavi.

Seulement les Marseillais, dont les jambes devaient être lourdes et les têtes un petit peu ailleurs, ont montré une énorme force de caractère. Ils se sont créés beaucoup d'occasions stoppées par un formidable Zelazny, qui a longtemps repoussé l'échéance. Mais finalement, ils ont trouvé la solution sur un joli but de Mitroglou, bien servi par Payet. L'international français a donc encore signé deux passes décisives hier. Enfin, le but de la victoire a une nouvelle fois été marqué par Florian Thauvin sur une reprise de volée du gauche, après un excellent centre d'Amavi qui a d'ailleurs sauvé son match du désastre sur ce geste.

Passionnante cinquième place

Enfin, en tout début d'après-midi, Bordeaux s'est largement imposé à Montpellier. Des Héraultais qui ont raté leur match et qui, au vu de la tactique de départ, n'ont pas su inverser le score. C'est une équipe programmée pour ne pas prendre de buts et qui se retrouve démunie lorsqu'elle en encaisse. Ce qui est incroyable, c'est qu'avec cette victoire, Bordeaux - qui semblait plutôt à la ramasse - se replace à quatre points de la cinquième place. Avec Saint-Etienne, c'est la seule équipe encore concernée par ce challenge européen qui s'est imposée ce week-end. Toutes les autres ont perdu ou fait match nul. Cette course-là sera encore très serrée et passionnante. La course au titre quant à elle, est bien terminée.

Pierrot