Paris s'envole déjà

Le PSG a un boulevard devant lui après sa victoire face à Nice. Car dans le même temps, Monaco et Lille n'ont fait que match nul.

La journée a commencé vendredi soir avec le match nul concédé à domicile par Monaco face à Evian. Un nul presque heureux pour des Monégasques en nette perte de vitesse. Si Sougou n'avait pas raté trois énormes occases, les Hauts-Savoyards seraient certainement repartis de Louis II avec les trois points. J'avais noté en début de saison que seuls Rivière et Falcao marquaient dans cette équipe. L'ancien Toulousain a logiquement baissé de régime et l'ASM se retrouve donc totalement dépendante de l'efficacité de Falcao.

Et comme le Tigre n'est pas particulièrement bien servi… Personne ne prend le relais au niveau offensif, à l'image de Moutinho qui est très décevant depuis un mois. C'est donc un nul heureux - comme l'a reconnu avec beaucoup de lucidité Claudio Ranieri - que les Monégasques ont concédé contre une équipe d'ETG qui a bien joué le coup et qui a surtout profité de l'extrême lenteur de la charnière centrale de l'ASM. J'avoue qu'en voyant le niveau de jeu d'Abidal, je suis assez inquiet pour le barrage…

Du coup, le PSG avait l'occasion de mettre 5 points dans la vue de son rival supposé le plus dangereux. Ce qu'il a fait sans l'ombre d'un doute, même si la réduction du score de Pejcinovic a fait passer un léger souffle d'inquiétude sur le Parc. Mais il y avait trop d'écart entre les deux équipes. Car Paris a très vite retrouvé son niveau de jeu habituel, accréditant ainsi la thèse de l'accident mardi dernier face à Anderlecht.

On n'a même pas remarqué l'absence de Verratti au milieu tant Rabiot a été exceptionnel. Malgré une pelouse détrempée, les joueurs de Blanc ont trouvé beaucoup de solutions offensives et ont en Ibrahimovic un joueur d'exception, qui transforme tout ce qu'il touche non pas en or, mais en buts. Notamment le premier. Même s'il n'est pas spectaculaire, il n'y a pas 50 000 attaquants capables de le mettre.

Il faut quoi ? Une 3e fracture ?

C'est peu dire que les matchs de la soirée ont été tristes. En partie parce que les conditions atmosphériques étaient cataclysmiques - notamment en Bretagne. Dans ces circonstances, on attendait de voir si Lille allait tenir la cadence. Des Lillois qui ont confirmé qu'ils savent très bien ne pas prendre de buts, mais aussi qu'ils peuvent produire de très pauvres copies, à l'image de celle livrée face à des Guingampais courageux mais qui n'ont pas eu d'énormes occasions non plus.
Ce nul veut aussi dire que le PSG commence à prendre ses aises. Ce n'est pas très surprenant, mais on pouvait penser que ça prendrait un peu plus de temps.

Les autres matchs se sont disputés sous le signe de la peur et se sont soldés par des matchs nul, avec beaucoup de cartons rouges (trois en deux minutes) sur des gestes non maîtrisés. La grave blessure du Sochalien Guerbert n'a donc servi de leçon à personne. Il faut quoi ? Qu'il y ait une troisième fracture pour avoir droit à une prise de conscience ? Ce serait pas mal aussi que la commission de discipline tape un peu plus fort pour que les joueurs freinent leurs ardeurs. Les contacts sont l'essence même du foot, mais lorsqu'ils sont maîtrisés.

Et puis il y a Bastia, qui a beaucoup de mal à prendre des points à l'extérieur mais qui continue sa formidable série à Furiani. Face à Rennes, les Corses ont marqué très vite grâce un but de Bruno, qui bien résisté à Armand pour tromper Costil de près. Les partenaires de Landreau ont ensuite réussi à conserver ce résultat. Le SCB se retrouve donc 9e au classement et ça pourrait être encore plus sympa s'il parvenait à prendre des points à l'extérieur.

Pierrot