Paris s'envole, Lyon s'enlise

Il ne faisait pas bon jouer à domicile lors de ce début de 4e journée de Ligue 1 puisqu’on a eu droit à six victoires à l’extérieur en sept matchs. C’est Nice qui a ouvert le feu vendredi soir en allant s’imposer au Groupama Stadium sur un but de Saint-Maximin qui sanctionnait à ce moment-là la meilleure organisation azuréenne. Il est évident que, même à cours de forme, la présence de Balotelli change beaucoup de choses dans cette équipe. 

Un succès assuré par Benitez, qui a bien stoppé les coups de boutoir des Lyonnais. Je dis bien « coups de boutoir » parce que, ça me désole d’avoir à dire ça mais cette équipe de l’OL n’a aucun fond de jeu et se repose uniquement sur le rendement de ses individualités. Traoré joue tout seul, Depay veut tout faire, Terrier est encore un peu juste et Fekir est clairement hors de forme. Cette équipe n’a pas d’organisation claire, ne progresse pas et éprouve toujours autant de difficultés quand elle joue contre une équipe très regroupée comme c’était le cas à Reims ou face à Nice.

Samedi après-midi, le PSG s’est péniblement imposé à Nîmes. Paris menait pourtant 2-0 à la pause après avoir cadré ses deux premières frappes de la partie à l’issue d’un premier acte très pauvre en terme de qualité de jeu et surtout de cohérence de jeu. J’avoue ne pas être fan de la présence de Marquinhos au milieu. Alors vous me ferez remarquer très justement que Tuchel n’a pas beaucoup de choix à ce poste. Mais il fallait peut-être y penser avant. Cela fait quand même deux ans que le PSG cherche une sentinelle, on ne va pas me faire croire qu’en deux ans un club de cette dimension n’est pas capable de trouver un bon joueur à ce poste. 

Avec beaucoup de courage, les Nîmois sont revenus après la pause avec une frappe dans la lunette signée Bobichon et un penalty transformé par Savanier. Mais Paris a repris la main suite à une sortie de balle rageuse de Kimpembé suivie d’un long ballon pour Mbappé. Un contrôle dans la course et une frappe parfaite sous la barre plus tard et Paris reprenait l’avantage, avantage confirmé dans les arrêts de jeu par la deuxième réalisation en deux matchs de Cavani.

Déjà inquiétant pour l’En Avant

On n’oubliera pas l’expulsion de Mbappé, qui n’a pas à réagir comme ça même si le geste de Savanier mérite évidemment carton rouge. Les Gardois ont joué avec leurs moyens, énormément de courage et d’abnégation mais trop d’agressivité. Ce match a été arbitré de façon effroyable des deux côtés et voir le PSG terminer avec plus de cartons jaunes que les Nîmois, c’est à la limite du gag. Alors je sais bien, on va me dire qu’on n’est pas là pour les regarder jouer mais on est aussi là pour respecter les règles et ne pas faire des fautes partout et tout le temps. 

Et puis samedi soir, la seule victoire à domicile a été l’oeuvre d’Angers, qui s’est imposé sur un coup de pied arrêté. Lille a raté un penalty par Loïc Rémy mais la victoire des Angevins ne souffre aucun contestation. Le match Strasbourg-Nantes a basculé dans les arrêts de jeu de la première période lorsque les Alsaciens ont réclamé un penalty que personnellement je ne donne pas. Sur la contre-attaque, Nantes a repris l’avantage avant que Sala ne donne plus de confort au succès des Canaris.

Montpellier nous a fait une Montpellier en s’imposant à Reims avec une grosse défense, Caen a fait un bon match à Dijon avec une excellente organisation et beaucoup d’engagement physique. Un premier but de raccroc signé Crivelli et un contre de Beauvue qui signe son retour en Ligue 1 ont suffi aux Normands. Enfin, après la première victoire de Nice, d’Angers ou de Nantes, on a aussi assisté à la quatrième défaite de rang de Guingamp. 

Les Bretons ont totalement raté leur début de match face à Toulouse, qui a rapidement inscrit deux buts, dont un joli signé Gradel et un autre de Sangaré qui marque des buts quand il joue. L’expulsion de Todibo a permis aux joueurs de Kombouaré de réduire la marque juste avant la mi-temps par Thuram. Mais ce n’est pas suffisant et la situation commence déjà à devenir inquiétante pour l’En Avant. 

Pierrot