Uruguay-France : l'analyse

L'équipe de France est en demi-finale et j'ai forcément envie de m'en réjouir. Quand on m'a demandé jusqu'où pouvaient aller les Bleus avant la compétition, j'avais dit quart ou demie. Ils sont dans le dernier carré donc pour moi, même si ça peut paraître un peu "petit joueur", l'objectif est atteint. Il y a un progrès par rapport à la Coupe du Monde 2014 et une confirmation par rapport à l'Euro 2016.

Clairement, l'équipe de France monte en puissance et le premier tour indigent en terme de jeu parait bien loin. Les Bleus ont su lâcher les chevaux à 2-1 contre l'Argentine et ils ont réussi à prendre le jeu à leur compte contre l'Uruguay. Surtout, ils ne sont pas tombés dans le piège de la violence ou de la provocation pourtant tendu par leurs adversaires, dont le comportement a trop souvent été indigne d'un quart de finale de Coupe du Monde.

Cette rencontre peut évidemment servir de référence ou de déclic pour certains joueurs. C'est notamment le cas pour Griezmann, auteur d'une passe décisive et d'un but malgré une première mi-temps assez médiocre. Il doit continuer d'élever son niveau de jeu. Concernant Didier Deschamps, il a enfin trouvé son équipe après avoir testé plusieurs dispositifs et joueurs durant les derniers matchs. On sait que pour la demi-finale, Matuidi sera aligné à la place de Tolisso.

Les leaders attendus face aux Diables Rouges

Désormais, c'est la Belgique qui se dresse sur la route des Bleus. Des Diables Rouges qui ont réussi un petit exploit en sortant le Brésil, favori de la compétition. Au vu de cette grosse performance, on peut évidemment s'attendre à un match équilibré mais compliqué face à nos voisins. Il faudra sans doute profiter de la forme de Mbappé, qui dans un contexte différent de l'Argentine, a confirmé sa grande forme. Alors évidemment, comme en France, on saute toujours sur la moindre occasion pour reprocher des choses à nos joueurs, on va lui reparler de sa simulation.

Mais il faut aussi insister sur le laxisme de l'arbitre pendant cette rencontre. Il n'a clairement pas fait le boulot et a même trouvé le moyen de sortir le premier carton du match pour un tirage de maillot de Hernandez. Avant cette action, il y avait eu trois attentats des Uruguayens sur Giroud, Pavard et Hernandez justement. Forcément, quand ils voient ça, les joueurs en rajoutent pour accentuer les fautes et enfin obtenir les cartons que leurs adversaires méritent.

Enfin, un petit mot sur Cavani. C'est vrai que son forfait était triste et a pesé dans la balance mais un tournoi se gagne aussi sur les absences ou méformes des autres. Surtout, ça ne change rien au fait que l'équipe de France a réussi sa rencontre, son deuxième grand match en quelques jours.

Pierrot