Deux fauteuils pour trois

En début d’après-midi, Lille l’a emporté avec pas mal de réussite face à Strasbourg au terme d’un match qui aurait mérité de finir sur un résultat nul. El Ghazi a ouvert le score de la tête, Saadi a répondu deux minutes plus tard et les Nordistes se sont imposés sur une volée au premier poteau assez chanceuse de Ié (malgré les nombreux ralentis on ne sait toujours pas si c’est lui ou un défenseur alsacien qui touche la balle). Maintenant, comme le dit si souvent Galtier, les Lillois se foutaient totalement de la manière et ne voulaient que les trois points, un choix assez compréhensible vu la situation du club, qui se donne donc un peu d’air au classement.

A 17h, des Bordelais pourtant moribonds il y a quelques semaines ont battu des Lyonnais pourtant euphoriques ces derniers temps. Les Girondins avaient pris trois points à Nantes sous la direction de Bédouet, ils en prennent à nouveau trois face à l’OL pour le premier match de Poyet. Un match assez curieux, d’ailleurs. Les Bordelais ont ouvert le score en contre sur une belle percée de Malcom relayée par Meïté et conclue par De Préville - qui commence à marquer - puis ont obtenu deux penalties. Le premier pour une simulation énorme de Malcom qui a permis à Jean-Michel Aulas de faire sa petite sortie sur l’arbitrage français qu’il trouvait pourtant formidable après Lyon-PSG - mais bon, on a l’habitude - et le second beaucoup plus justifié pour une sortie inconsidérée de Lopes, qui a dû penser que l’impunité pour sa sortie sur Mbappé pouvait se prolonger un peu.

Nul logique

Entretemps, Marcelo avait réduit le score de la tête mais globalement, dans ce match les Bordelais ont fait preuve de beaucoup plus d’agressivité dans leur jeu alors que les Lyonnais ont semblé un peu émoussés, ce qui est assez logique après avoir joué Paris dimanche dernier et Monaco mercredi. Un petit phénomène d’usure et de décompression qui se produit souvent dans ce genre de situation et qui explique cette deuxième défaite à l’extérieur pour l’OL cette saison.

Défaite qui n’a finalement que peu de conséquences dans la mesure où en soirée, Marseille et Monaco se sont quittés sur un nul assez logique même si, aux points, les Marseillais méritaient un tout petit peu plus de l’emporter. Il s’est passé beaucoup de choses dans ce match, à commencer par l’ouverture du score de Baldé dès la 4e minute de jeu, après un ballon perdu de Payet intercepté par Sidibé, l’OM égalisant dans la foulée grâce à une tête de Rami. Le second acte a commencé avec le même scénario, mais inversé cette fois. Les Phocéens ont pris l’avantage sur un coup-franc de Payet bien coupé au premier poteau par la tête plongeante de Germain et Monaco a répliqué deux minutes plus tard avec un raid victorieux de Fabinho sur lequel la responsabilité de Gustavo et celle de Rolando sont engagées.

Monaco a plutôt bien réussi en début de match à gêner la relance marseillaise en effectuant un pressing très haut qui a eu pour effet de couper le duo Gustavo-Sanson du reste de l’équipe. Il y a eu du mieux quand Garcia a remplacé Ocampos par Zambo et fait monter d’un cran Sanson, qui est je trouve infiniment meilleur quand il se rapproche du but adverse. Il y a eu des situations chaudes de part et d’autre, un but injustement refusé aux Monégasques pour une position de hors-jeu infondée de Jemerson et à l’arrivée, c’est un match nul logique qui resserre encore les positions dans la lutte pour la Ligue des Champions, l’OL, l’OM et l’ASM se tenant désormais en deux points. Il y aura encore un choc la semaine prochaine avec Monaco-Lyon, pendant que l’OM jouera face à Metz. M’est avis que cette lutte acharnée pourrait nous tenir en haleine jusqu’au bout dans ce championnat.

Pierrot