Le trio "PLM" assure

Quand on voit comment cette compétition est programmée - avec des matchs en semaine à 18h30 -, comment elle diffusée et comment les clubs la jouent, on a quand même la vague impression que plus personne n’en a quelque chose à foutre de la Coupe de France. Et c’est bien dommage. Les clubs ne font plus aucun effort alors que cela octroie une place européenne et offre une belle finale au Stade de France. J’ai du mal à comprendre ça.

Mardi, Nantes s’est fait sortir à domicile par Auxerre en encaissant quatre buts, ce qui est une surprise, et en en marquant trois, ce qui en est une autre. Ranieri a bien résumé la situation en disant que son équipe avait eu plus d’occasions dans ce match que depuis le début de la saison. Un match qui a permis de montrer que si Nantes voulait pratiquer un football offensif, il n’aurait certainement pas les résultats qu’il a depuis l’arrivée du technicien italien - c’est bien dommage, d’ailleurs.

Toulouse a poursuivi sa chute vertigineuse malgré le départ de Dupraz et son remplacement si ambitieux par son adjoint Debève en se faisant sortir à Bourg-en-Bresse. Sans surprise et sans lutter. La première contrariété est arrivée sous la forme d’une expulsion, celle de Jullien, une expulsion grotesque puisque le défenseur toulousain perd l’équilibre et fait tomber involontairement l’attaquant. A partir de là, le Téfécé s’est effondré. Le match de championnat de ce week-end face à Troyes va être terrible…

Et puis Marseille a fait le job à Épinal au terme d’un match qui ressemblait pas mal à ceux des Olympiens face à Strasbourg et à Caen. Pas beaucoup de génie pendant une heure et puis, quand l’adversaire baisse de pied physiquement, ils font la différence. Germain a ouvert le score dès son entrée en jeu, faisant mieux en 71 secondes que ce pauvre Mitroglou en 71 minutes. Le deuxième but est arrivé dans les arrêts de jeu par Sanson et l’OM continue de tracer sa route.

Le gang des joyeux tripoteurs

Mercredi, on a eu droit à un match très sympa entre Montpellier et Lorient. Les Merlus, plus à l’aise face à un jeu de Ligue 1 que face à ceux de Ligue 2, ont marqué trois buts avec notamment un doublé de Bouanga qui ne devrait pas rester longtemps en Ligue 2. Mais les Montpelliérains ont eu les ressources pour recoller et prendre l’avantage en fin de rencontre. Des ressources dont sont privés depuis longtemps les Stéphanois, dont la descente aux enfers s’est poursuivie avec une élimination aux tirs au but à Troyes. À noter que Soderlund n’est même capable de marquer un tir au but (oui je sais, ce n’est pas un scoop).

Au Parc, le PSG a facilement battu Guingamp dans un match peu emballant. Évidemment, sans Neymar et Mbappé, le jeu parisien perd beaucoup de sa percussion, de sa profondeur et de sa vitesse. Et puis, avec Lo Celso, Pastore, Di Maria et Draxler, c’était le gang des joyeux tripoteurs. Mais Paris est tellement fort sur coups de pied arrêtés qu’il a marqué trois buts sur quatre dans cet exercice, dont un par Deaux contre son camp. Cavani a eu beaucoup d’occasions mais semble tellement obsédé par le record d’Ibra qu’il en perd sa lucidité, même si Johnsson a aussi sa part de responsabilité dans l’échec du Matador. Voilà, un match qui n’apporte rien à la saison du PSG si ce n’est la qualif’.

Et puis en soirée, on a eu droit à un curieux Monaco-Lyon, entre deux équipes qui visent le podium en championnat et qui ont joué une sorte de match amical amélioré. Sans beaucoup d’engagement ni de motivation, surtout côté monégasque où régnaient une sorte de démobilisation et de j’m’en foutisme généralisés, à l’image de Fabinho ou de Falcao. L’ASM avait pourtant ouvert le score par Jovetic, mais derrière les Monégasques ont lâché sur un joli but de Traoré et un but et demi de Mariano. Les joueurs de Jardim ont quand même intérêt à se secouer parce que vu la dynamique actuelle, leur déplacement au Vélodrome dimanche s’annonce très compliqué...

Pierrot