Paris s'en sort bien

Ce dimanche a commencé par un « match de la peur » entre deux clubs très mal classés. Saint-Etienne a battu Toulouse 2-0, c’est ce que l’histoire et ceux qui n’ont pas vu le match retiendront. Les autres pourront dire que Toulouse n’a pas été verni, que Moulin a fait des arrêts magnifiques et que les Toulousains - et notamment Gradel - ont été bien mal récompensés de leurs efforts à Geoffroy-Guichard. Les verts ont marqué deux buts : un penalty de Beric pour une faute idiote de Delort sur Bamba et une reprise à bout portant de Diousse sur une faute de main d’un Lafont qui stagne dangereusement cette saison.

Le Téfécé est désormais 19e. Alors évidemment, sur la qualité de leur prestation, les hommes de Dupraz peuvent avoir de l’espoir, mais au niveau des points c’est très préoccupant. Côté stéphanois, on respire un peu mieux après cette deuxième victoire consécutive. Mais comme pour Bordeaux samedi, quand on sort d’une série aussi catastrophique, il ne faut pas s’attendre à monts et merveilles tout de suite. Les trois points étaient tout ce qui importait et ils les ont pris.

Un peu plus tard dans l’après-midi, Lyon avait l’occasion d’être seul deuxième après le match nul de Monaco à Montpellier. Mais les Rhodaniens ont laissé passer leur chance face à Angers, surtout en première période où ils ont été totalement hors sujet, ne trouvant aucun décalage ni aucune profondeur. Avec un marquage individuel très efficace de Santamaria sur un Fekir pas assez mobile. Les Angevins ont ouvert le score sur un penalty obtenu pour une faute évidente de Morel sur Fulgini. En seconde période, les Lyonnais ont largement dominé et obtenu de belles occases mais à l’arrivée, malgré la jolie égalisation de Fekir, ce sont deux points de perdus pour l’OL.

La farce de Chapron

Et puis en soirée le PSG s’est difficilement imposé à Nantes. Les Parisiens ont totalement écrasé la première période, même s’ils ne se sont pas créé une foule d’occasions. Mais au niveau de la maîtrise, notamment au milieu, Paris était totalement souverain face à des Nantais qui avaient abandonné leur pressing haut au bout de 10 minutes et ils ont trouvé l’ouverture sur une passe de Cavani que Mbappé a laissé passer pour Di Maria qui a conclu d’un pointu. Di Maria qui aurait dû marquer un ou deux autres buts, notamment sur une « passe décisive » de Rabiot que l’Argentin a repris sur la barre.

Après le repos, changement de décor. Alors qu’on s’attendait à ce que les Canaris lâchent un peu physiquement, ce sont au contraire les Parisiens qui ont commencé à laisser des espaces et à subir, même s’ils se sont créé de belles occasions en contre. La fin de match a malheureusement été animée, comme trop souvent, par l’arbitrage. Avec d’abord une égalisation refusée à Sala pour hors-jeu. L’attaquant nantais ne l’était pas, mais Pallois l’était et se retrouve devant Sala au moment où ce dernier reprend le ballon de la tête et il se baisse pour laisser passer le ballon. On peut donc estimer qu’il fait action de jeu. Mais soyons très objectifs : il n’y aurait pas eu scandale non plus si le but avait été accordé. Ce qui est sûr c’est que cette situation était extrêmement difficile à arbitrer.

Ce qui l’est moins, c’est la nouvelle farce inventée par Tony Chapron, qui après avoir été bousculé involontairement par Diego Carlos, n’a rien trouvé de mieux que de donner un coup de pied au joueur nantais puis de l’expulser dans la foulée, peut-être parce que le défenseur brésilien lui a dit un mot à propos de ce coup de pied. Alors je sais qu’on me reproche toujours d’être trop dur avec le corps arbitral français. Je déplore très souvent son attitude déplacée envers les joueurs, leur agressivité dans le regard, les gros yeux de Turpin, le regard souvent haineux de Hamel… Chapron est bien connu dans ce domaine.

Prenons le problème dans l’autre sens : si Diego Carlos met un coup de pied à un arbitre, il prend six mois de suspension. Je ne comprendrai donc pas que Chapron ne soit pas sanctionné après ce geste. Il va bien évidemment dire que c’était involontaire mais je suis désolé, vu les images ça ne passe pas. Il faut que la Fédé tape du poing sur la table et recadre très sévèrement le corps arbitral et son dirigeant principal, Pascal Garibian. Ces gens-là sont tellement contents d’eux et accumulent tellement d’erreurs qu’ils en deviennent un profond problème pour le football français.

Pierrot