Bastia, la belle histoire

Avec une abnégation qui force le respect, Bastia s’est qualifié hier soir pour la finale de la Coupe de la Ligue aux dépens d’une équipe Monégasque qui a oublié comment faire pour marquer un but.

Avant de parler de Monaco, commençons par féliciter les Bastiais, qui ont été au niveau d’un adversaire qui a pourtant tout pour lui être supérieur. Avoir perdu James et Falcao n’entre pas en ligne de compte quand tu joues à domicile face au 16e de Ligue 1. Mais les Corses ont fait largement jeu égal avec les Monégasques sur l’ensemble du match et ils ont arraché leur qualif’ au bout d’une interminable séance de tirs au but pendant laquelle Areola a réalisé un petit miracle.

Depuis son arrivée sur le banc bastiais, Printant fait de bonnes choses. J’aime beaucoup son attitude. Il a évidemment cette grinta corse, mais il fait également preuve d’une grande sérénité dans son comportement. Je pense qu’il a apporté du calme à ce club qui en manquait beaucoup. Résultat, le Sporting ira défier le PSG au Stade de France dans un remake de la première finale de la compétition, il y a tout juste vingt ans.

Une finale que Monaco ne jouera donc pas. Qui vit par le glaive périt par le glaive. A force de ne jamais marquer, sur un match à élimination directe l’ASM est prise à son propre piège. Et on ne peut même pas incriminer Jardim, qui avait mis en place un ambitieux 4-4-2 avec Berbatov et Germain devant. C’est juste que cette équipe est inefficace sur le plan offensif, malgré des joueurs intéressants à l’image de Martial. 

 

Vaste fumisterie

C’est bien gentil de se gargariser semaine après semaine de sa solidité défensive. Mais quand on joue à domicile - enfin, c’est vite dit vu le nombre de supporters corses présents à Louis II - il faut montrer autre chose. Cette incroyable solidité défensive a permis à Monaco de sortir en tête de son groupe de Ligue des Champions, mais hier soir elle lui coûte une place en finale de Coupe de la Ligue. Les Monégasques n’ont donc plus que trois compétitions à jouer…

Il se dégage de cette équipe un ennui profond. Elle n’est pas la seule - on ne prend pas non plus un plaisir fou devant le PSG en ce moment - mais je pense que, si le coach de l’ASM était français et qu’il faisait jouer l’équipe de la même façon que Jardim, il se serait fait découper en rondelles depuis longtemps. Le corporatisme des entraîneurs français, pour moi c’est une vaste fumisterie. 

A un moment donné, ce qui compte ce sont les résultats. OK, mais on aussi le droit de parler de qualité de jeu. Pour Monaco, c’est une nouvelle désillusion après le match nul concédé devant Lyon le week-end dernier. Il va désormais falloir se relever très vite parce que d’autres échéances approchent. Maintenant, sans pouvoir faire d’autres scores que 0-0 ou 1-0, ça s’annonce compliqué…

Pierrot