Bayern über Alles

Impressionnante victoire du Bayern, qui a démoli le Barça à l'Allianz Arena. Un match encore placé sous le sceau d'un arbitrage pathétique...

Je m'attendais à une grosse victoire du Bayern. Pas à un tel triomphe. Le Barça était mal en point, puisqu'il n'avait gagné qu'un seul de ses cinq derniers matchs de Ligue des Champions. Avec en plus des problèmes de défense centrale assez insolubles depuis un bon moment. Ajoutez à cela un Messi sur une jambe et un Bayern Munich euphorique, et vous obtenez une monumentale raclée.

Les Bavarois avaient décidé de ne pas lutter au niveau de la possession de balle et ils ont volontiers laissé le ballon aux Catalans, d'autant plus facilement que ces derniers n'en faisaient rien. Et pour marquer un but, il y a un truc de base : il faut tirer. Et ça les Barcelonais ne l'ont jamais fait. Ils ont joué un sur rythme monocorde, quasiment sans aucune passe tranchante, à l'image d'un Xavi transparent.

Iniesta n'a pas passé un dribble, quant à Messi, outre le fait qu'il n'a pas eu beaucoup de ballons, il était visiblement beaucoup trop juste sur le plan physique. Après, je pense qu'il est assez rédhibitoire à ce niveau de la compétition d'encaisser deux buts sur coup de pied arrêté au deuxième poteau. Depuis que Puyol et Mascherano ne sont plus là, cette faiblesse du Barça est devenue une véritable infirmité.

En face, le Bayern a joué à un rythme effréné, avec une énorme intensité au niveau de la récupération au milieu. Le duo Martinez-Schweinsteiger a fait un carnage, sans oublier le gros boulot de Robben et Ribéry sur les côtés. Le match du Néerlandais est vraiment le symbole de ce nouveau Bayern. Robben a joué collectif, Robben a défendu, Robben a travaillé, ce qui ne l'a pas empêché d'être décisif en marquant le troisième but.

Désolé mais non

Au final, le champion d'Allemagne a frappé un grand coup contre une équipe catalane en déclin sur le plan européen. Après une qualification difficile face à Milan et deux matchs compliqués contre le PSG, le Barça a montré qu'il n'était que l'ombre de l'équipe qu'il était les saisons précédentes. Maintenant, au-delà de ça, on remarquera une fois de plus que l'arbitrage à cinq cher à notre ami Platoche a encore été un triomphe.

Entre les deux mains barcelonaises dans la surface dont au moins une - celle de Piqué - méritait pénalty, le but de Gomez hors-jeu et le block de basket de Müller sur Alba sur celui de Robben, ça fait beaucoup. Alors ça ne change rien au succès des Bavarois totalement mérité, mais autant d'erreurs à un tel niveau de compétition alors que le président de l'UEFA se gargarise de l'immense réussite de l'arbitrage à cinq…

Il apparaît évident que ce n'est pas une solution d'avenir. Alors bon, le hors-jeu de Gomez encore, je veux bien parce que ça se joue à peu de choses. Mais le tampon de Müller sur Alba, je suis désolé mais non. Tout le stade le voit, sauf les cinq hommes en noir. Toujours est-il que le match retour s'annonce comme un match amical de prestige, à moins que les Catalans ne retrouvent leur magie en une semaine. Ce dont je doute plus que fortement…

Pierrot