Cavani crève l'écran

La logique a été respectée lors de ces 8e de finale de la Coupe de la Ligue, marqués par la performance de Cavani, qui est en train de prendre une autre dimension depuis quelques semaines.

Je vous l'ai assez répété depuis bientôt 8 ans que ce blog existe : la Coupe de la Ligue, ce n'est pas ma tasse de thé. Mais comme le dit l'adage : si vous n'aimez pas ça, n'en dégoûtez pas les autres. Je conçois donc que certains puissent s'intéresser à cette compétition et je dois avouer que pour une fois, la plupart des clubs engagés dans ces 8e de finale avaient joué le jeu en évitant d'aligner une équipe bis voire ter.

Première constatation : aucune surprise notable à déclarer. Hormis Evian TG, qui a sorti Bastia et Troyes, tombeur de Tours, les clubs les mieux classés l'ont systématiquement emporté. Ca a commencé mardi avec Nantes, qui s'est péniblement débarrassé d'une coriace équipe d'Auxerre grâce à un but à l'orée du dernier quart d'heure signé Aristeguieta.

Et puis en fin d'après-midi, Lyon est venu à bout de Reims à Gerland, les cinq buts du match étant inscrits dans la dernière demi-heure de jeu. Porté par le duo Gomis-Lacazette, avec un Gourcuff une nouvelle fois intéressant (un but, une passe décisive), l'OL semble revenir doucement à un niveau plus conforme à son statut et pourrait faire une belle deuxième partie de saison.

Au Vélodrome, l'OM s'est un peu rassuré en réalisant son match le plus abouti depuis la prise de pouvoir d'Anigo, avec cette victoire 2-1 devant Toulouse qui, malgré l'étroitesse du score, ne souffre aucune contestation. Les Olympiens verront les quarts de finale et sauf revirement de situation, Anigo sera toujours à leur tête puisque, ô surprise, l'ancien directeur sportif phocéen a annoncé après le match qu'il poursuivait son intérim après la trêve.

Cavani, le chaînon manquant

En revanche, c'est déjà fini pour Rennes, largué en championnat et qui voit là un objectif potentiel partir en fumée. Sur la lancée de son dernier mois canon, Bordeaux l'a en effet emporté en fin de match grâce à un pénalty provoqué et transformé par Jussiê. Un succès pas tout à fait mérité mais qui reflète bien toute la différente entre une équipe en confiance et une autre qui reste sur une vilaine dynamique.

Enfin, il a fallu 119 minutes à Paris pour éliminer des Stéphanois qui étaient un peu la bête noire du PSG version Qatar - aucune défaite en 4 matchs avant hier soir. Et cette victoire, les Parisiens la doivent avant tout à Cavani. L'attaquant uruguayen a rendu une copie quasi-parfaite, avec deux buts, une activité incessante, un boulot défensif dantesque et une grinta de chaque instant.

Qu'il joue à droite ou dans l'axe, El Matador empile les buts et fait actuellement l'unanimité, au sein du club comme aux yeux des observateurs. Alors évidemment, ce n'est pas lui qui va tenter des coups du scorpion ou balancer des pruneaux à 110 km/h sur coup-franc. Pas le style. Mais son abattage, son altruisme, sa constance, son incroyable capacité à faire le bon appel au bon moment et sa précision chirurgicale devant le but font de lui une denrée rare. Tellement rare que Cavani pourrait bien être le chaînon manquant du PSG…


Pierrot