De la casse

Des têtes sont tombées lors des 16e de finale de la Coupe de France. Et notamment celle du monarque de la Ligue 1, détroussé au Parc par une bande de sudistes.

Ces 16e de finale de Coupe de France auront été dévastateurs pour les clubs de Ligue 1. Avec l'élimination de Toulouse et de Bordeaux par Moulins et l'Île Rousse, celle de l'OM par Nice mardi et bien évidemment celle du PSG sur laquelle je vais revenir. Mais pour moi, "l'info" de la soirée, c'est la blessure de Falcao. Alors bien sûr, il va falloir attendre que le Colombien passe des examens. Mais quand tu vois l'action et le genou en porte-à-faux du buteur monégasque, ce qu'on peut espérer de mieux, c'est une entorse. En espérant que le verdict ne soit pas plus grave, ce qui pourrait priver El Tigre de Coupe du Monde.

Après ce coup du sort, on peut se demander dans un premier temps si, à 5 jours d'un match important contre l'OM, sa présence était indispensable face à Chasselay. Et dans un deuxième temps, s'interroger sur la façon dont les stars de notre championnat sont arbitrées. Alors attention : je ne dis pas qu'il faut dérouler le tapis rouge devant Ibra, Cavani, Falcao et consorts. Mais on n'est pas non plus obligé de balancer des clous dessus. Car le constat est là : au-delà même de la blessure, il y avait pénalty pour cette faute sur Falcao, tout comme il y avait pénalty sur Cavani un peu plus tard dans la soirée.

Alors je ne sais pas si les arbitres français, qui viennent quand même de prendre une bonne baffe avec l'annonce de leur absence au Brésil, sont toujours aussi contents d'eux-mêmes. Mais le rôle premier de l'arbitre est de protéger la santé des joueurs. Ce n'était pas le cas sur cette action et ça ternit évidemment la facile qualification monégasque. Lyon a un peu plus tremblé mais a réussi à renverser la vapeur contre Yzeure, avec un nouveau très joli but de Gourcuff, qui confirme match après match son retour au plus haut niveau.

Deux soucis d'arbitrage

Et puis la grosse surprise de la soirée est venue du Parc. Laurent Blanc disait récemment qu'il allait peut-être devoir faire des choix parmi les quatre compétitions que Paris disputait. D'évidence, il n'a pas fait l'impasse sur cette Coupe de France. Mais voilà : Paris s'est fait sortir par une équipe montpelliéraine très chanceuse en première période, et plus talentueuse - à l'image de Cabella - après le repos, où l'organisation et la sortie de balle des hommes de Courbis étaient nettement plus intéressantes.

Maintenant, comme à chaque fois que le PSG a contre-performé cette saison, le problème est venu de l'inefficacité offensive. Clairement, Paris devait mener 2-0 au bout d'un quart d'heure de jeu. Au lieu de ça, il s'est fait surprendre par Congré, bien aidé par une mauvaise sortie de Douchez. Alors oui, Cavani a bien égalisé sur un centre au cordeau de Digne, mais dans sa meilleure forme - ce qui est loin d'être le cas -, l'Uruguayen aurait planté un triplé hier soir. 

Après, il faut le dire aussi : il y a un gros souci d'arbitrage sur ce match. Et même deux. Le but refusé à Digne tout à fait valable, d'abord. Et ce pénalty non sifflé pour une faute pourtant évidente de Saihi sur Cavani, ensuite. Maintenant bon, si c'est une très bonne nouvelle pour Montpellier, qui n'a pas eu beaucoup d'occasions de sourire ces derniers mois, ce n'est pas non plus dramatique pour Paris, qui voit son calendrier s'alléger. Pas inutile si, comme tout le monde doit ou devrait le souhaiter, le PSG va loin en Ligue des Champions.

On peut aussi remarquer que les remplaçants ont justifié hier soir leur statut. Surtout devant où Ménez a été transparent, Lucas a fait du Lucas - le nez dans le guidon - et Pastore a mollement surnagé. Paris a peut-être doublé les postes. Pour le moment, les doublures ne sont pas au niveau...


Pierrot