Guingamp, c'est épatant !

Il n’y aura donc qu’un seul club hexagonal en 16e de finale de Ligue Europa. Les Bretons ont sauvé l’honneur du foot français en décrochant leur qualif’ à Salonique. Pendant ce temps-là, Sainté et Lille sombraient dans le ridicule…

C’est plus qu’une belle histoire. C’est la première fois qu’un club breton se qualifie pour les 16e de finale d’une compétition européenne. Et c’est à Guingamp et son petit budget que revient cet honneur. Engagé dans cette Europa League à la faveur de sa victoire en Coupe de France la saison dernière, l’EAG a fait vraiment honneur à cette compétition.

Les joueurs de Gourvennec ont joué le jeu, ils ont gagné des matchs, marqué de jolis buts et terminent finalement 2e de leur poule avec 10 points. La star de cette soirée, ce joueur qui se révèle de match en match, en Ligue 1 comme en Europa League, c’est Claudio Beauvue. Auteur d’une rencontre magnifique ponctuée de deux jolis buts, le Guadeloupéen est pour beaucoup dans cette qualification.

Cette équipe n’a pas calculé, alors que cette Europa League leur a coûté cher en Ligue 1 et que beaucoup auraient été tentés de lâcher l’affaire pour se consacrer au championnat. Pas Gourvennec. Résultat, ce sont ses bonnes prestations européennes qui ont redonné de la confiance et relancé l’équipe en championnat. Ils ont joué le coup à fond, pour la grandeur de leur club et pour le bien du foot français.

 

L’épopée verte qui fait rire

C’est pourquoi il n’y a pas que les Bretons qui doivent être fier de Guingamp et du travail de Gourvennec et de Blahic, son excellent adjoint. A une époque où on nous bassine à ne parler que de budget, de pognon et où c’est toujours le plus riche qui gagne, Guingamp tord le cou à cette idée. On ne peut que s’en réjouir.

Mais si on a ressenti de la joie et de la fierté avec Guingamp, le sentiment dominant concernant les prestations de Saint-Etienne et de Lille ressemble plutôt à de la honte. Le classement final est aussi édifiant que cruel puisque nos deux représentants terminent derniers de leur groupe. Alors on peut me raconter ce qu’on veut et notamment que Lille n’a pas eu de réussite face à Wolfsburg. Il faut arrêter, là ! Le LOSC prend 3-0 à la maison, encaisse deux buts à 11 contre 10 Allemands et termine avec 4 points, derrière le FK Krasnodar…

Et que dire des Verts, qui achèvent cette campagne européenne sans avoir gagné un seul match ? Cinq nuls et une défaite, voilà le bilan des Stéphanois. Ah, ils ont bien fait de fêter leur triomphe dans le derby parce que cette « épopée » verte, elle fait plutôt rire cette fois. Je veux bien que Galtier soit en colère, mais quand même : si on compte le tour préliminaire, Sainté a marqué 3 buts en 8 matchs… 

 

Pas loin d’être catastrophique

Ce n’est pas sérieux. Si ça ne les intéressait pas, il fallait qu’ils restent chez eux. Perdre à Dnipropetrovsk, dans un pays en guerre, contre une équipe qui s’entraîne dans des conditions compliquées et qui ne joue même pas dans son stade, ce n’est pas possible. Qu’est-ce qu’il fallait de plus ? Et le pire, c’est qu’ils ont été copieusement dominés.

Alors certes, les Verts sont bons en Ligue 1. Très bien. En Coupe d’Europe, ils ont été minables. Comme Lille. Comme toutes ces équipes qui ne jouent que sur l’envie, l’agressivité et la puissance défensive. Quand ça va moins bien, elles n’arrivent plus à marquer ce petit but qui la faisait gagner le match 1-0. Ce petit but désormais, c’est elle qui l’encaisse et qui perds le match 1-0. 

C’est d’autant plus préjudiciable que, dans des cas comme ça, petit à petit, les joueurs commencent à s’apercevoir qu’ils ne gagnent plus et qu’en plus, ils s’emmerdent. Et le moral chute. Après la triste prestation du LOSC au Stade de France contre Lens, il faut que les Dogues se réveillent très vite parce que la situation du club n’est pas loin d’être catastrophique sur le plan sportif. 

Pierrot