Guingamp, c'est fini...

Les irréductibles Bretons ont donc fini par rendre les armes. Battue dans des conditions dantesques par le Dynamo Kiev, la bande à Gourvennec peut sortir la tête haute.

Un peu comme prévu, la belle aventure européenne de Guingamp s’est donc arrêtée à Kiev. A l’issue d’un match où, malheureusement, pas grand chose n’a tourné en faveur des Bretons. Ni les conditions atmosphériques, ni l’engagement très souvent au-delà de la limite de leurs adversaire - encouragé par la grande mansuétude de l’arbitre -, ni les erreurs de défense qui ont été payées cash, en particulier sur les 2e et 3e buts.

Deux buts sur lesquels la responsabilité d’Angoua est engagée : le premier avec ce dégagement plein axe de la tête, le second en commettant la faute qui provoque le pénalty du 3-1. Car avant cela, les Guingampais avaient entretenu l’espoir d’une prolongation en réduisant le score par Mandanne, légèrement hors-jeu sur le coup. Comme le veut cette expression bien française, l’En Avant tombe donc « avec les honneurs », après un parcours qui restera néanmoins magnifique pour ce petit club.

Ce match, les Bretons s’en souviendront également pour cette interruption du match consécutive à une échauffourée dans les tribunes du stade Olympiyskyi. L’Ukraine va tellement bien que les supporters se tapent entre eux, avec des mecs cagoulés ou masqués dans les tribunes. Bref, tout ça a l’air de se dérouler dans une excellente ambiance… 

Mais le plus étonnant reste cette détermination et cette joie extatique des Ukrainiens après chaque but marqué. Ce qui me fait dire que le Dynamo Kiev reste un grand club européen. Un club qui ne prend pas l’Europa League par-dessus la jambe. Tout comme les Guingampais, qui auront au final fait honneur à leur qualification ainsi qu’au foot français. Ce n’est pas le cas de tout le monde…

Pierrot