Ibra m'en tombe...

A bientôt 33 ans, Zlatan continue d’enfiler les buts comme des perles et ne cesse de m’impressionner. Auteur d’un triplé face à Sainté, le Suédois a encore montré qu’il survolait littéralement ce championnat. Ah et sinon, Bordeaux a lâché du lest et Lyon coule à pic.

On a vécu un dimanche instructif, avec un match assez agréable entre Bordeaux et Bastia pour commencer la journée. Les Corses ont ouvert le score assez rapidement par le très intéressant Junior Tallo, qui devrait faire beaucoup de bien à l’attaque du Sporting cette saison. Dans un autre genre, j’ai bien aimé aussi la prestation au milieu du Belge Gillet, à la fois fin techniquement et gros travailleur. Menés au score, les Girondins ne se sont pas affolés et ont produit une bonne qualité de jeu, mais Sala est encore un peu tendre, notamment dans ses déplacements.

Et puis au moment où Bordeaux poussait pour revenir, Bastia aurait dû obtenir un pénalty pour une faute de main évidente de Pallois en position de dernier défenseur - ce qui aurait donc dû lui valoir un carton rouge en prime. C’est vrai que sur les trois derniers matchs, entre Monaco, Nice et Bastia, les joueurs de Sagnol n’ont pas trop à se plaindre de l’arbitrage. Et quelques minutes plus tard, ils ont égalisé par l’excellent Rolan. 

Le petit Uruguayen a eu un mal fou à s’acclimater à Bordeaux, il a souvent été touché par les blessures - à la cheville entre autres -, mais désormais il montre toutes ses qualités, de dribble et de vitesse notamment. Des qualités qui lui permettraient à mon avis d’être plus utile dans l’axe que cantonné sur un côté. En attendant, Bordeaux totalise 10 points en 4 matchs. Et Bastia 5, après avoir déjà joué Marseille, le PSG et Bordeaux. Pas si mal pour ces deux clubs.

Un peu plus tard dans l’après-midi, Lyon a poursuivi sa terrible descente aux enfers, avec une troisième défaite consécutive en Ligue 1, la deuxième face à un promu. Ce match à Metz aurait dû être remporté très facilement par l’OL, mais le problème c’est qu’à part Lacazette, on a l’impression que personne ne sait marquer dans cette équipe. C’est d’ailleurs l’attaquant lyonnais qui a ouvert le score, bien servi par Ferri.

 

Le plus effrayant dans tout ça…

Le même Ferri a commis une faute bête dans la surface et provoqué l’égalisation des Messins sur pénalty. Et puis à l’envie - ce qui fait souvent la différence dans ce championnat - les Lorrains ont arraché la victoire sur une tête plongeante de Falcon. La situation est problématique pour Lyon. C’est vrai qu’on parle beaucoup des blessés, mais même avec l’effectif au complet on se rend compte qu’il n’y a quand même pas grand monde devant. Depuis le départ de Gomis, la responsabilité de marquer ne repose que sur Lacazette et la saison s’annonce déjà bien compliquée pour le septuple champion de France.

Enfin en soirée, c’était le premier vrai test du PSG, face au 4e de la saison passée. Galtier avait concocté une compo assez originale : une défense à trois, Tabanou et Monnet-Paquet sur les côtés, trois travailleurs au milieu et deux attaquants. Alors le 3-5-2, ça peut marcher, mais quand tu es trop timoré et que tu n’arrives pas à aligner trois passes, tu peux faire ce que tu veux, tu n’existeras pas. En face, Paris a livré un début de match assez plan-plan lui aussi. Jusqu’à cette ouverture du score stupéfiante avec cette erreur inhabituelle de Ruffier, qui a totalement déverrouillé la rencontre.

A partir de là, c’est une sorte de déferlante qui s’est abattue sur les Verts. Avec dans le rôle du bourreau, Zlatan Ibrahimovic. Qui en est - il faut quand même s’en rendre compte - à 5 buts en 200 minutes de jeu en Ligue 1 ! Effarant. On savait que ça faisait quelques matchs qu’il se chauffait un peu avec Sall et il est allé puiser dans ce duel une sorte de surmotivation. Qui fait qu’il tente la frappe au lieu de la donner à Cavani, par exemple - il la met au fond donc il n’y a pas de débat. Ou qu’il fait à moitié la gueule en sortant à la 73e alors qu’il vient de réussir un triplé. Au-delà de sa classe, ce mec est habité par une rage et une soif de vaincre hors norme, qui ne semble pas s’altérer avec l’âge. 

Le plus effrayant dans tout ça, c’est que le PSG semble encore loin de sa meilleure forme, à l’image de Cavani qui n’a pas existé hormis son but. En revanche, le milieu Verratti-Motta-Pastore n’est pas trop gêné avec la balle. Quel régal technique. Au final, sans trop forcer ni même prendre la tête du classement, Paris vient de mettre une énorme gifle à ce championnat. 

 

Pierrot