Jeudi gris

Grâce à Ruffier, on peut avoir un petit, un tout petit sourire à l’issue de cette semaine européenne encore une fois d’une rare tristesse, pendant laquelle on a donc perdu Lille et Lyon.

Les Lyonnais, qui devaient s’imposer par deux buts d’écart en Roumanie, sont tombés sur une équipe d’Astra Giurgiu extrêmement limitée, mais qui sorti les deux matchs de sa vie pour éliminer l’OL. Un événement historique pour ce petit club, qui l’a vécu et joué comme tel. On pourra néanmoins leur reprocher leur comportement et leurs innombrables simulations en deuxième période, avec l’aimable complaisance du corps arbitral.

Le premier but est pourtant venu assez vite dans ce match, mais après ça l’OL n’a pas eu le réalisme nécessaire - à l’image de la frappe de Ferri sur le poteau à cinq minutes de la fin - pour arracher sa qualif’. Alors je ne sais pas qui est visé par Jean-Michel Aulas - qui a tweeté après le match qu’il n’avait rien à reprocher aux joueurs sauf un - mais si vous savez de qui il parle, merci de me tenir informé parce qu’en voyant le match, j’avoue que je n’ai pas trouvé un Lyonnais particulièrement en-dessous des autres.

Alors évidemment, c’est une mauvaise nouvelle de plus pour notre indice UEFA. Mais peut-être pas pour Lyon qui, compte tenu des blessés qui peuplent son infirmerie en permanence, va voir son calendrier s’alléger de façon drastique et pouvoir se concentrer sur le championnat. Sainté aussi, s’était idéalement lancé face aux Turcs de Karabükspor, avec un but précoce de Monnet-Paquet. Mais tout comme leurs voisins lyonnais, ils se sont ensuite montrés incapables de marquer un deuxième but à une équipe qui ne figurerait même pas dans la première partie de tableau en Ligue 1. 

 

Un tirage pour Ibra

Et il a finalement fallu les tirs-au-but pour que Sainté gratte son billet pour la phase de poule. Une séance durant laquelle les Verts étaient d’ailleurs mal partis, avec l’échec de Clément. Sauf que Ruffier a sorti deux arrêts successifs et mis fin au suspense. Après l’échec de l’an passé, cette fois Saint-Etienne tient sa Coupe d’Europe, ce qui fera plaisir au peuple vert, mais la soirée n’était tout de même pas très rassurante…

Et puis quelques mots pour finir sur le tirage au sort des groupes de Ligue des Champions, qui concernait le PSG et Monaco. Premier constat : c’est un tirage pour Ibra, qui va retrouver avec l’Ajax et le Barça deux de ses anciens clubs. La bonne nouvelle pour Paris, c’est d’avoir à jouer deux matchs de très haut niveau un peu plus tôt dans la saison que l’an passé. Voilà qui va peut-être maintenir le groupe sous tension jusqu’à la trêve. 

Car après un parcours trop facile en LDC, le PSG avait ensuite buté sur le premier véritable écueil - Chelsea - qui s’était présenté sur sa route. L’Ajax reste une pépinière de jeunes talents, mais son niveau de jeu reste loin derrière celui des deux favoris. Quant aux Chypriotes de Nicosie, à part de la figuration je ne vois pas bien ce qu’ils vont pouvoir faire dans ce groupe. Paris finira-t-il premier devant les Catalans ? Ce qui est sûr, c’est qu’il y aura deux gros matchs de C1 sur Canal avant la trêve.

Et puis Monaco, à qui on prédestinait un groupe potentiellement très relevé, s’en tire plutôt bien avec le Zénith, Benfica et Leverkusen. A la limite, on peut dire que l’ASM peut tout aussi finir premier que dernier de cette poule extrêmement serrée et homogène, dont l’issue apparaît très incertaine. Maintenant, si Monaco veut voir le printemps, il faudra montrer autre chose que ce qu’on voit depuis le début de la saison… 

 

Pierrot