L'OM avance au galop

Vingt buts en six matchs les amis, quelle dinguerie ! Bon plus sérieusement, l’OM me semble sacrément monter en puissance, Bordeaux joue toujours au ballon et Nantes mais aussi Metz m’épatent.

On savait qu’avec Rennes, l’OM aurait à faire face à une autre opposition que celle de ces dernières semaines. Malgré l’ampleur du score, ce fut le cas. Parce que Rennes a joué bien organisé derrière et s’est procuré quatre ou cinq très belles occasions, gâchées par Doucouré et Ntep ou sauvées par Mandanda, qui a été décisif à deux reprises. C’est vrai que cet OM est tellement offensif et tellement joueur qu’il y a plus d’espace pour l’adversaire. 

Mais la puissance offensive olympienne est telle qu’elle lui permet de faire la différence à tout moment. Avec en point d’orgue un Gignac qui réalise le meilleur début de saison de sa carrière, avec 6 buts en autant de matchs. Moi, ça me fait bien rire quand j’entends des gens à Marseille qui disent qu’il est trop payé. Mais les gars, un mec qui marque 15 buts par an dans le championnat de France, ça vaut des sous. Et quand ce mec répond aux attentes, il n’y a pas lieu de le critiquer.

Rapidité d’exécution sur le premier but, précision de la frappe sur le second, APG est un vrai bon buteur de Ligue 1, ça ne se discute même pas. En fin de match, le coup-franc d’Alessandrini a validé l’impression qu’un football d’attaque parfois un peu insouciant mais très organisé au niveau de l’agressivité au milieu, peut fonctionner. Oui, l’OM de Bielsa peut aller loin, à un bémol près : c’est un style de jeu peu économique et il faudra sans doute gérer les coups de pompe des uns et des autres. Mais enfin, on a vu un match agréable, c’est assez rare pour être noté.

On avait vu un match sympa aussi vendredi, avec Bordeaux qui a retrouvé le goût de la victoire face à Evian TG, grâce à un joli but de Rolan et une merveille de frappe enroulée signée Khazri. Rolan, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Lucas et de voir en lui ce que le Parisien pourrait et devrait être avec le PSG. Alors c’est vrai que l’Uruguayen est arrivé un peu avant le Brésilien. Mais lui sait être remuant, trouver des espaces et se montrer efficace devant le but. Tout ce que Lucas ne sait pas faire. En tout cas, Bordeaux a repris sa marche en avant et pratique toujours un football assez agréable.

 

25% du maintien après 6 journées

Et puis en soirée, une fois n’est pas coutume, on a eu droit à des matchs assez fertiles en buts, à commencer par un Toulouse-Caen assez dingue. Les Toulousains ont beaucoup tiré au but mais paradoxalement, c’est sur pénalty qu’ils ont marqué deux de leurs trois buts. A ce sujet, c’est assez extraordinaire de constater que sur six buts encaissés depuis le début de la saison par les Caennais, quatre l’ont été sur pénalty ! Dont deux totalement imaginaires, le second hier soir pour une « faute » sur Ninkov. Mais les Normands ont su prendre l’avantage à trois reprises, avec trois jolis buts signés Raspentino, Nangis et Calvet et méritent leur point. C’était là encore un match assez plaisant à suivre.

Alors une équipe qui m’étonne beaucoup, c’est Metz. Ils avaient arraché une victoire de prestige face à l’OL à l’envie, et cette envie ne les a pas quittés depuis. En retrouvant Saint-Symphorien et Malouda qui effectuait son retour en Ligue 1, les Mosellans ont facilement dominé une équipe de Bastia bien trop faible derrière et qui va vivre une saison difficile si elle ne resserre pas les boulons à ce niveau-là. Côté messin, j’ai l’impression que les mecs ont bien compris que pour se sauver, il devaient jouer tous les coups à fond. Cartier va encore pouvoir capitaliser sur cette maxime qui sied bien à la Ligue 1 cette saison : « c’est celui qui a le plus envie qui gagne ».

Ce qui s’est vérifié avec le succès de Reims face à des Lorientais fantomatiques. Et puis enfin, une équipe fait un excellent début de saison, comme l’année dernière : Nantes. Les Canaris se sont imposés 2-1 contre Nice, alors qu’ils auraient dû en mettre au moins deux fois plus. Mais on le sait, le problème nantais, c’est ce manque de réalisme offensif. Alors Shechter a bien trouvé le chemin des filets, mais le premier but, ce sont les Niçois qui se le mettent eux-mêmes. 

Après, le seul reproche qu’on puisse faire aux Nantais, qui ont par ailleurs développé un jeu de qualité, c’est d’avoir goinfré trop d’occasions. Ca leur avait coûté leur défaite contre Monaco et c’est quelque chose qu’ils peuvent corriger. La confiance aidant et avec un capital de points déjà confortable - 10 soit quasiment 25% du maintien en poche après 6 journées -, le FC Nantes va peut-être pouvoir jouer plus décontracté dans les semaines à venir. 

Pierrot