Le foot punit Mourinho

L'Atlético a mis fin au parcours de José le Destructeur en l'emportant très logiquement à Stamford Bridge. Inutile de vous dire que je n'en suis pas malheureux...

On ne peut bafouer le football de cette façon depuis des années sans être un jour puni. Après le match aller indigne au Vicente Calderon et la victoire invraisemblable à Liverpool, il y avait cette forme de snobisme, une façon de se gargariser de ce non-jeu, de ce béton absolu prôné par Mourinho. C'est à se demander si le Portugais lui-même ne s'est pas pris au jeu : en faisant l'équipe la moins attrayante possible, il devient la star principale du truc. Sauf qu'hier soir, le foot l'a puni.

Déjà, la composition de départ donnait envie de pleurer, avec Azpilicueta milieu droit devant Ivanovic et en laissant Ba, Eto'o et Schürrle sur le banc ! Pour les deux équipes, la donne était pourtant la même : marquer pour se qualifier. Chelsea n'a même pas essayé. La résultante numéro 1, c'est que les Madrilènes n'ont eu qu'à s'occuper d'Eden Hazard - avec des prises à deux voire à trois - pour réduire à néant le poids offensif des Blues.

Les Matelassiers ont eu une grosse occasion dès le début du match et n'étaient absolument pas mis en danger jusqu'à l'ouverture du score "espagnole" - centre d'Azpi, reprise de Torres - de Chelsea. On se disait une fois de plus que Mourinho allait s'en sortir. Sauf que l'égalisation des Rojiblancos est venue vite. Trop vite pour les Londoniens.

Je suis peut-être un romantique…

Et après le repos, c'est l'équipe qui a joué au foot qui l'a emporté. Avec d'abord un pénalty bêtement concédé par Eto'o. La scène qui a suivi la faute de l'attaquant camerounais était surréaliste. Il y a d'abord eu cette histoire de trou au niveau du point de pénalty, ce qui a valu un carton jaune à Diego Costa, puis Ivanovic a tenté de provoquer un incident pour mettre la pression sur le nouvel attaquant de la Roja. Peine perdue, celui-ci a eu le sang-froid de transformer le pénalty.

Derrière, le troisième but, assez magnifique, est venu sceller une victoire plus que méritée des Madrilènes, qui eux au moins, ont joué au foot. Alors je suis peut-être un anti-Mourinho, je suis peut-être un romantique, je suis peut-être tout ce qu'on veut, mais hier soir pour moi, c'est le football qui a gagné. Ce qui nous permettra donc d'assister à la première finale de l'histoire de la LDC avec deux équipes de la même ville. Le tout à Lisbonne. Mais on aura le temps d'en reparler d'ici au 24 mai.

Pierrot