Le PSG et l'OM version diesel

Ce week-end, Paris et Marseille se sont tous les deux imposés sans briller en Ligue 1. Des victoires sans la manière qui ont toutefois le mérite de mettre la pression sur Lyon.

Les similitudes qu'il y a entre les victoires parisienne et marseillaise sont étonnantes. Deux matchs très décevants de la part d'équipes pourtant candidates au titre. Très peu de jeu et d'occasions même si la victoire est au bout. Côté parisien, cette prestation confirme les difficultés à se motiver contre certains adversaires. Face à Rennes, Paris ne s'est clairement pas autant investi que face à Saint-Etienne la semaine dernière.

Pendant trente minutes, on n'a rien vu. Et puis, une action collective absolument géniale construite par Rabiot et Pastore a abouti à un joli but de Lavezzi. Une réalisation sublime et frustrante à la fois. Si les Parisiens sont capables de faire ça, pourquoi ils ne le font pas plus ? La suite du match a été gérée sans trop de soucis, les Rennais n'ayant pas vraiment d'arguments offensifs à faire valoir. On a vu que Ntep était beaucoup plus dangereux sur le côté gauche que tout seul dans l'axe.

Pas grand chose à retenir, donc, de ce PSG, sinon que Cavani traîne sa misère et qu'Ibra est malheureusement bien meilleur pour faire rire en conférence de presse que sur le terrain. La seule bonne nouvelle, c'est la confirmation du retour en forme de Thiago Silva, qui a enchaîné son deuxième grand match après celui à Geoffroy-Guichard.

 

Des Marseillais déjà usés

Samedi après-midi à Marseille, le match s'est joué sur deux penaltys. En tout début de rencontre, l'arbitre n'a pas sifflé la poussée du bras de Fanni sur Wass. Il y avait autant faute là-dessus que sur l'action entre Barbosa et Payet, sanctionnée par M. Schneider. Ça s'est joué à ça. L'OM n'a cadré qu'une frappe dans la partie face à une équipe d'Evian pourtant d'une faiblesse assez sidérante. Dans les trente derniers mètres, elle a systématiquement déjoué.

Ce qui m'épate le plus, c'est que certains joueurs marseillais - à l'image notamment de Florian Thauvin - avaient des crampes alors qu'ils ne jouent qu'un match par semaine. C'est loin d'être le cas d'autres équipes. On a l'impression que sur le plan physique, les Phocéens sont déjà très usés. Ce dernier match confirme que cet OM n'est plus le même que celui du début de saison. 

Dans la soirée, on n'a pas vraiment été gâté niveau football. Entre la neige fondue à Lorient et la neige tout court à Metz, il ne s'est pas passé grand chose sur ces deux terrains. On notera quand même que la Ligue, en grande forme cette année entre les affaires de Lens, de Luzenac et de Ben Arfa, n'a donc pas prévu de ballon orange à Metz fin janvier. C'est vrai qu'il ne neige jamais à cette époque en Lorraine... Bref, deux 0-0 dénués de tout intérêt.

 

Toulouse respire

Match nul aussi mais avec deux buts entre Nantes et Lille. Ça n'arrange bien sûr aucune des deux équipes, qui font du sur place. Même constat d'ailleurs entre Lens et Bastia avec un penalty de chaque côté, dans un match qui ne s'est pas déroulé sur la neige mais dans un champ de labour. En fait, la seule équipe qui peut avoir le sourire, c'est Toulouse, qui l'a emporté 1-0 contre Reims. Les Toulousains respirent un petit peu après une longue série de résultats négatifs. 

Voilà, maintenant, on attend la prestation de Saint-Etienne demain et surtout, on a hâte de voir comment Lyon va se comporter à Monaco sans Lacazette. Enfin, en terme de qualité de jeu, les poursuivants du club rhodanien n'ont pas placé la barre très haut...

 

Pierrot