Le triomphe de Paris

Il n'y a donc pas eu de match entre l'OM et le PSG au Vélodrome. Comme en LDC, les Parisiens ont livré un récital face à des Olympiens complètement débordés et loin du compte contre les grosses écuries de notre championnat. Dans l'après-midi, Lyon et Sainté ont connu des fortunes bien diverses face à Metz et Caen.

Avant de s'attaquer à ce Classico, évoquons d'abord les deux rencontres de l'après-midi. Il y a tout d'abord eu la victoire importante de Caen dans l'optique du maintien à Geoffroy-Guichard sur un joli but de la tête de Rodelin. Les Caennais ont été sérieux, courageux et appliqués tout au long de la rencontre. Mais que dire de la prestation des Stéphanois ? On a l'impression qu'il n'y a que contre Lyon qu'ils sont motivés. Ce qu'ils ont montré ce dimanche est indigne et l'excuse du match de Ligue Europa contre Manchester United ne tient pas. Au vu du rythme face aux Mancuniens, on ne peut en effet pas dire qu'ils se sont beaucoup fatigués mercredi soir. C'est extrêmement décevant de la part des Verts, qui ont fait un très mauvais match.

Pour accentuer leur peine, les voisins lyonnais se sont trimballés contre Metz. Des Grenats qui ont fourni la même prestation qu'au stade Louis II face à Monaco. Ils sont quasiment arrivés avec le short sur les chevilles et ont disputé l'équivalent d'un match amical au Parc OL. Rien de tel pour prendre cher, surtout face à la qualité des attaquants lyonnais. Cette rencontre a notamment permis à Memphis Depay de s'offrir un doublé et de prendre un peu confiance dans cette équipe. Lacazette a également mis un superbe but du gauche dans la lunette et Valbuena - de retour de blessure - a conclu le festival d'un très joli lob. Que ce soit contre Alkmaar ou Metz, on ne peut pas dire que les Gones ont joué contre des terreurs cette semaine mais ils ont quand même marqué douze buts en deux matchs. Ce sont de très bonnes performances qui redonnent confiance, au moins sur le plan offensif.

Emery a encore fait les bons choix

Enfin, dans la soirée, on attendait beaucoup de ce Classico. Ou plutôt, certains en attendaient beaucoup parce que personnellement, je ne voyais pas comment le PSG pouvait perdre à Marseille compte tenu des lacunes des Olympiens cette saison face aux équipes du haut de tableau. Mes craintes se sont confirmées au-delà de ce que je pouvais imaginer avec un triomphe monstrueux du PSG. Les Parisiens ont infligé à Marseille sa plus grosse défaite à domicile depuis 1964. Durant ce match, on a revu le même PSG que contre Barcelone et notamment ce superbe pressing qui permet d'utiliser quatre ou cinq joueurs pour gêner les relances défensives adverses. Les visiteurs ont constamment récupéré le ballon très haut et joué très juste ensuite.

Une justesse incarnée par Javier Pastore. Emery a fait le choix de le titulariser pour profiter de sa qualité de passes incomparable. Le deuxième but de Cavani est l'illustration parfaite de ce que peut apporter l'Argentin. Avant ce bijou, Paris avait déjà ouvert le score par Marquinhos sur un coup de pied arrêté superbement tiré par Verratti puis remisé de la tête par Thiago Silva. Au retour des vestiaires, Rudi Garcia a sorti le fantôme de Patrice Evra pour faire entrer Bedimo mais le deuxième acte a été encore plus pénible pour les Marseillais. Ils ont encaissé trois autres buts et auraient même pu en prendre plus sans une bonne prestation de Pelé. Entré en jeu, Draxler a marqué, tout comme Matuidi, qui a mis son premier but de la saison dans la lunette. Lucas, très bon au Vélodrome, avait lui aussi trouvé le chemin des filets un peu plus tôt dans la partie.

C'est en tout cas un succès historique pour le PSG dans un Classico. Certes, ce match ne rapporte que trois points et Paris a toujours du retard sur Monaco mais c'est une prestation qui fera date. Elle est, je le répète, du niveau de celle face au Barça. De son côté, Marseille a pour l'instant trop de lacunes dans tous les secteurs de jeu pour espérer rivaliser avec une équipe de ce niveau. 

Pierrot