Les princes de Galles

Après leur victoire sur une Belgique bien décevante, les partenaires de Bale défieront ceux de Ronaldo pour une place en finale, mercredi à Lyon. Welsh cousin !

Ah, si seulement dans cet Euro moisi, tout le monde pouvait s’inspirer du Pays de Galles, de son enthousiasme, de sa fraîcheur, de sa volonté de jouer les coups offensifs à fond, on verrait certainement une compétition d’une autre envergure que celle qu’on est obligé de se farcir depuis maintenant trois semaines. Après Portugal-Croatie qui était un sommet de non-football, on a eu droit peu ou prou à la même chose jeudi soir lors de Portugal-Pologne. Comme contre la Suisse, les partenaires de Lewandowski ont ouvert le score. Puis ont arrêté de jouer, laissant le ballon aux Portugais, qui n’en faisaient pas grand chose. 

Résultat : on a assisté à une purge absolument innommable entre deux équipes qui sont pourtant capables de montrer autre chose au niveau football. Et au final, ça s’est joué à la loterie des tirs aux buts, sur le raté de Blaszczykowski. Voilà, c’est la magie de cet Euro à 24 : le Portugal n’a pas gagné un match lors de la première phase et se retrouve en demi-finale sans en avoir remporté un dans le temps réglementaire. Que ce soit sur le plan sportif ou sur celui de l’équité, j’ai du mal à comprendre ça. De toute façon, avec le genre de matchs qu’on voit depuis le début de la compète, on ne peut avoir qu’une seule impression devant sa télé : celle de perdre son temps. 

Ça n’a heureusement pas été le cas hier soir à Lille. Les Belges avaient bien attaqué le match, ouvrant le score sur une super frappe de Nainggolan. Mais ce qu’on a remarqué depuis le début de cet Euro, c’est que les Diables Rouges jouent un match sur deux. Cette fois, c’est tombé sur le match sans, avec trop de joueurs très loin de leur meilleur niveau. Alors bon, Hazard a déçu, mais que dire de Lukaku, De Bruyne ou Witsel, catastrophiques de bout en bout ? Cette équipe belge n’a jamais su mettre du rythme et jouer en équipe.

La catastrophe Meunier

Le méli-mélo tactique de Wilmots une fois son équipe menée 2-1 n’a rien changé à l’affaire. A tel point qu’au bout d’un moment, on ne savait plus vraiment qui jouait où et qui faisait quoi. Essayer de mettre le bronx dans l’équipe adverse, c’est bien. Le mettre dans la sienne, c’est plus gênant. A cela on ajoutera que les Gallois ont fait exactement ce qu’il fallait. En inscrivant trois buts, avec notamment le deuxième, très joli, signé Robson-Kanu. 

Un but sur lequel on notera la défense catastrophique de Meunier. Alors je ne sais pas si c’est sur ses performances lors de l’Euro que le PSG s’est décidé à recruter le latéral belge, mais j’ose espérer que non et qu’ils ont d’autres renseignements sur lui. Parce que ce qu’il a montré tout au long de la compète m’a semblé d’une rare faiblesse. 

Voilà, on se retrouve donc avec une demi-finale originale. Les Gallois tenteront d’appliquer le même plan face au Portugal. Malheureusement, ils le feront sans Ramsey, qui a pris un deuxième jaune. Mais ce vent de fraîcheur et d’audace amené par les Dragons dans cet Euro globalement sinistre - ou sinistré, c’est comme on veut - au niveau du jeu fait du bien. C’est plus qu’un vent de fraîcheur, c’est un vent d’espoir. 

 

Pierrot