Lyon a fait le job

Soyons francs : ça n'a pas été simple pour Lyon à Zurich. L'essentiel est fait pour les troupes de Jean-Michel Aulas, mais l'OL est encore en rodage.

Rentrer de vacances déjà, c'est dur. Mais rentrer pour voir ça, c'est encore plus frustrant. C'était mon match de rentrée hier soir puisque j'ai regagné la capitale en fin de journée et pour mon retour, je n'ai pas été gâté. Alors bon : l'essentiel est fait. On sait bien que ces matchs de tour préliminaire ont la double particularité d'être capitaux - a fortiori pour l'OL cette année - et d'être placés au plus mauvais moment de la saison. Bref, c'est toujours compliqué.

Maintenant, cela n'excuse pas les deux matchs extrêmement pauvres livrés par l'équipe de Rémi Garde face aux Grasshoppers. L'aller avait été peu convaincant. Le retour l'aura été encore un peu moins. Avec un peu plus de lucidité devant le but, les Suisses auraient largement pu mener au score. Auteur d'un gros début de match, Zurich n'a pas été aussi attentiste que ce que les Lyonnais prévoyaient probablement. Il avait en revanche prévu un plan anti-Grenier assez flagrant.

Un plan à base de petits coups vicieux et de provocations clairement destiné à lui faire péter un plomb. Ca aurait pu arriver, mais le jeune meneur de jeu lyonnais n'est pas tombé dans le panneau et a au contraire inscrit un but capital, qui a définitivement ouvert les portes du tour suivant à l'OL. Décidément, ce garçon à quelque chose de différent... On n'en dira pas autant de ses coéquipiers, qui ont rendu une copie extrêmement pâle.

L'OL n'est pas prêt

En l'état actuel des choses, je ne vois pas bien ce que peut faire Lyon au très haut niveau. A savoir celui auquel l'OL va devoir se frotter pour aller chercher le podium en Ligue 1, et disputer honorablement la Ligue des Champions. Mais bon, chaque chose en son temps. Le premier pallier est franchi, avec cette particularité que l'OL n'était pas tête de série lors de ce 3e tour préliminaire alors qu'il le sera lors des barrages.

L'adversaire potentiel ne devrait donc pas être beaucoup plus fort que Zurich. Et c'est tant mieux parce que clairement, pour l'instant, l'OL n'est pas prêt.

Et puis je vais terminer ce post avec une triste pensée pour Fred Deschamps, qui a été mon collègue à L'Equipe et à France Football, avant de travailler pour le Bayern puis de devenir recruteur du Stade Malherbe de Caen. Il est parti très vite et je ressens une grande tristesse ce soir...

Pierrot