Lyon, chef des retardataires

Hier, Lyon a confirmé son début de saison compliqué en s'inclinant à domicile face au Stade Rennais. De son côté, Monaco ne s'est pas vraiment rassuré à trois jours du match retour face à Valence. Nantes, Bastia et Angers endossent donc le costume de co-dauphin du PSG, au moins pour une journée de Ligue 1.

L'événement de ce samedi, c'est évidemment la défaite de l'Olympique Lyonnais à Gerland contre Rennes. Pourtant, au vu de la composition d'équipe concoctée par Philippe Montanier, on se disait qu'on allait assister à une attaque-défense et personne ne voyait vraiment Lyon encaisser deux buts à domicile face à une formation aussi défensive. Le Brésilien Pedro Henrique a ouvert le score dès l'entame de match sur une grosse erreur de Yanga-Mbiwa. Mais sur un bon service de Rafael, Fekir a égalisé rapidement. Derrière, on a de nouveau eu droit au Lyon que l'on voit depuis le début du championnat - voire depuis l'Emirates Cup et le Trophée des Champions - avec un jeu collectif inexistant et des joueurs sans vie, sans enthousiasme.

Dans ces cas-là, en France, on emploie toujours le terme de suffisance. Moi, j'ai plutôt envie de parler d'insuffisance. Pour l'instant, le trio Valbuena-Fekir-Lacazette ne fonctionne absolument pas. Les deux jeunes stars lyonnaises - Lacazette encore un peu plus que Fekir - sont aux abonnés absents. Evidemment, dans ces conditions, Valbuena ne sert pas à grand chose. Ironie du sort hier après-midi, c'est Zeffane qui a inscrit le but de la victoire pour les Bretons. Une réalisation qui n'a entraîné aucune réaction côté lyonnais. Les joueurs vont très vite devoir s'y remettre. Pour l'instant, si on fait le compte, Lyon est déjà à cinq points du PSG. Marseille, même en cas de victoire demain contre Troyes, sera au minimum à six points.

Quant aux Monégasques, ils sont à quatre unités du leader parisien. Hier soir, ils ont obtenu un nul sur la pelouse de Toulouse, après une première période plus que difficile. Si le deuxième acte a été un peu meilleur, les Monégasques pourront remercier Lemar mais aussi Goicoechea, loin d'être inoubliable sur le but de l'ancien joueur de Caen. Sur l'ensemble du match, les Toulousains ont été supérieurs. Plus généralement, Monaco semble avoir complètement perdu son fil conducteur de l'année passée. Une situation plutôt logique au vu du nombre de changements dans l'effectif. Le foot business des dirigeants monégasques fonctionnera peut-être d'ici quelques semaines ou quelques mois mais le retard accumulé - sans compter la possible élimination en tour préliminaire de la Ligue des Champions - pourrait rapidement être difficile à combler.

 

Ben Arfa inspiré, Guingamp et Ajaccio toujours muets

Dans les autres rencontres, nous avons pu assister à la première victoire de Nice grâce à un but sublime de Ben Arfa et une jolie inspiration de Pléa. Delort, auteur lui aussi d'une très belle réalisation, n'a finalement pas permis à Caen de prendre un point. De son coté, Nantes réussit quand même le prodige de comptabiliser sept points avec un seul but d'un Canari puisque Sorbon avait marqué contre son camp lors du match inaugural face à Guingamp. Celui inscrit par Lenjani hier soir était tout de même plus joli. Cependant, le jeu nantais n'a toujours pas vraiment trouvé la bonne carburation. 

Bastia s'est également nettement imposé face à Guingamp. Une victoire un peu en trompe-l'oeil car après le doublé de Palmieri, les Corses ont souffert. Toujours est-il que les Bretons n'ont pas marqué le moindre but en championnat. C'est problématique et dommage puisqu'au niveau du jeu, c'était correct. En fin de partie, Lössl a offert son premier but en Ligue 1 au jeune Coulibaly. 

Enfin, la dernière rencontre opposait Ajaccio à Angers. En début de championnat, on pouvait se dire que le maintien serait difficile à aller chercher pour ces deux formations. Mais au bout de trois journées, il y a une équipe qui comptabilise un point et l'autre sept. Pourtant Ajaccio a disputé deux matchs qui paraissaient dans ses cordes à Troyes et donc contre Angers. Un doublé de Cheikh Ndoye a mis beaucoup trop rapidement les Corses à terre hier soir. Ils n'ont jamais trouvé la force pour réagir. J'ai bien peur que la saison des Gaziers soit extrêmement longue. 

 

Pierrot