Lyon déjà dans le dur

Battu à Gerland par Valence, l’OL se retrouve déjà dans une position inconfortable après deux matchs de poule. Pas sûr que le Stade des Lumières accueille un huitième de finale cette saison…

On se doutait bien, au vu des dernières prestations des Lyonnais et du nombre de blessés dans cette équipe, que ce match face à Valence serait compliqué. Le plus incroyable compte tenu des nombreuses occasions pour les deux équipes, c’est que ce match se soit achevé avec un seul but inscrit. Mais en toute objectivité, si les Espagnols avaient été plus réalistes ou un peu plus en réussite, ils auraient pu prendre un avantage assez large en première mi-temps. 

Les Valencians étaient alors au-dessus dans le jeu devant des Lyonnais ne parvenant à couper ni leurs transmissions dans l’entrejeu, ni leur relation milieu-attaque. Il y avait un énorme manque d’agressivité et d’occupation des espaces sur le plan défensif et le losange rhodanien a vite éclaté, avec en plus la blessure de Darder remplacé par un Ferri dont on sait toutes les difficultés à retrouver son niveau de la saison dernière. Il y a d’abord eu un avertissement avec la tête d’Abdennour, puis un second avec la transversale de Feghouli et enfin, en toute logique, l’ouverture du score sur cette jolie frappe de l’ancien Grenoblois. 

En revanche, comme ils le démontrent en Liga depuis le début de la saison, les Espagnols ont de gros problèmes sur le plan défensif et l’OL a eu pas mal d’opportunités d’égaliser, entre le coup-franc de Valbuena, l’occasion de Morel ou celle de Ferri. Après le repos, Valence a laissé venir assez tranquillement et même si Lyon a nettement dominé la seconde période, il s’est souvent retrouvé à tenter sa chance de loin et a attendu les dernières minutes pour pousser Domenech à sortir de gros arrêts. 

Alors au final, ce n’est pas une prestation infamante de la part des Lyonnais, mais les maths sont implacables : avec un seul point en deux matchs et un déplacement à venir sur la pelouse du Zénith, l’OL est mal parti et va devoir aller récupérer les points laissés en route lors des prochains matchs. Mais voilà : Lyon est trop handicapé, Lyon est trop jeune et surtout, Lyon n’est pas assez serein dans sa tête pour gérer des matchs de ce niveau. Et puis, on ne va pas le répéter pendant six mois mais ce soir on est obligé de le dire : sans Fekir, Lyon n’est plus la même équipe.

Cela ne consolera pas les troupes de Fournier, mais d’autres clubs sont encore moins bien lotis. Je pense à Arsenal qui a réussi le prodige de se faire taper chez lui par l’Olympiakos. 

 

Pierrot