Lyon rugit de plus en plus fort

Redoutables offensivement, les Lyonnais ont de nouveau signé un large succès en championnat. Tout le contraire des Verts, qui ne doivent leur salut qu'à leur capitaine, Loïc Perrin. De son côté, le PSG, loin d'être guéri, s'est offert une précieuse victoire au Moustoir.

On commence à s'y habituer mais le dimanche a commencé par la piètre prestation de Saint-Etienne contre Metz. Les Verts ont encore offert un match assez pitoyable à leurs supporters. On peut dire que si on enlève Ruffier et Perrin de cette équipe, il ne reste pas grand-chose. Les Grenats ont bien joué le coup dans cette rencontre en ouvrant le score sur un très joli but de Sarr. Les locaux ont réussi à égaliser grâce à une réalisation de renard de Beric, bien servi par Perrin. Metz, qui n'avait absolument pas peur de Sainté, a continué d'attaquer pour reprendre l'avantage, par l'intermédiaire de Falette. Les hommes de Galtier n'ont plus rien montré jusqu'au coup de tête salvateur de Loïc Perrin. Le défenseur est tout dans cette équipe : l'âme, le capitaine et le sauveur. Encore une fois, sans lui et son portier, Saint-Etienne ne pourrait pas rêver à l'Europe et se cantonnerait peut-être même au maintien. 

De son côté, le meilleur ennemi des Verts va de mieux en mieux. Il faudra quand même qu'on m'explique pourquoi Lyon termine toujours ses saisons en boulet de canon. Les Gones ont fait voler Toulouse en éclats. Le score peut paraître sévère puisque les visiteurs ont touché deux fois les montants en première période par Andy Delort et Corentin Jean. Mais ils se sont heurtés au réalisme d'une ligne d'attaque brillante bien que privée d'Alexandre Lacazette. Dans le premier acte, c'est Jallet qui a ouvert la marque d'une très jolie frappe sous la barre. Dès le retour des vestiaires, les Toulousains ont encaissé un but de Cornet, ce qui a eu pour effet de casser toute forme de révolte. Derrière, il y a eu le festival de Memphis Depay, qui a signé un doublé dont un lob exceptionnel de cinquante mètres. Le Néerlandais en est déjà à cinq buts. Après des débuts difficiles - ce qui est compréhensible parce qu'il n'avait pas joué durant toute la première partie de saison à Manchester United - il commence à être très intéressant.

Paris pas vraiment guéri 

Enfin, dans la soirée, on voulait savoir si le PSG était encore malade ou guéri de son désastre barcelonais. On peut dire que malgré la victoire, il n'est pas tout à fait soigné. C'est compréhensible, évidemment. Jouer à Lorient quatre jours après un match d'une telle importance et une telle débâcle, ça ne doit pas être facile. Paris a tout de même ouvert le score en première période grâce à un CSC de Jeannot, suite à un corner au premier poteau de Di Maria effleuré par Cavani. Au retour des vestiaires, les Parisiens ont fait tranquillement le break grâce à une petite frappe de Nkunku. Sans montrer l'indigence de leurs dernières sorties, les Merlus étaient alors complètement inoffensifs.

Mais ils ont tout de même réduit le score à l'aide d'une tête de Ciani sur coup de pied arrêté. Je ne comprends pas pourquoi l'arbitre n'a pas sanctionné l'énorme faute de Peybernes sur Meunier. On ne va pas dire qu'après ce but, les Parisiens ont terminé le match avec beaucoup de crainte mais on ne peut pas parler de sérénité à toute épreuve non plus. Il va peut-être falloir un peu de temps pour que les joueurs de la capitale gomment ce séisme de leur esprit. En tout cas, avec cette victoire, ils reprennent deux points à Nice et restent à trois longueurs de Monaco. Vu ce qu'ils ont vécu, c'est l'essentiel. 

Pierrot