Mais quel Pathetico !

L'OL et l'OM nous ont offert un bien triste spectacle en clôture de cette 28e journée avec un nul qui n'arrange personne. Et pendant ce temps-là, Nice a rejoint Sainté à la 4e place...

C'était trop beau pour être vrai. Ca faisait tellement longtemps que ces OL-OM - et inversement - donnaient des matchs spectaculaires et fertiles en but qu'il fallait bien, à un moment donné, que la fête se termine. Ca s'est produit hier soir. Non pas que ce match ait été décevant sur le plan du rythme et de l'engagement. L'intensité était d'excellente facture de part et d'autre. Malheureusement, offensivement les deux équipes ont été déficientes.

Trois malheureux tirs cadrés dans la partie, la plus belle occasion étant à l'arrivée cette tête décroisée d'Andre Ayew passée à quelques centimètres du poteau de Vercoutre... Comme j'ai pu le dire pendant le debrief à Rémi Garde, je ne suis pas fou-fou - surtout à Gerland - de ce milieu Fofana-Gonalons-Malbranque. Ce n'est pas que j'aie une quelconque défiance vis-à-vis d'eux, bien au contraire, mais je pense qu'aucun de ces trois joueurs n'a de réelle vocation offensive.

Mais dans cette configuration, tout le bloc-équipe joue beaucoup plus bas que lors de la meilleure période de l'OL cette saison, à savoir les matchs allers. Du coup, même si l'entrée de Grenier à l'heure de jeu à apporté des solutions, je ne trouve jamais l'OL aussi bon que lorsqu'il évolue pendant 90 minutes avec un vrai milieu offensif. Sachant que Gomis n'a pas eu beaucoup de ballons pour exister et que Lisandro a été totalement inexistant, la force de frappe lyonnaise était particulièrement amoindrie.

La copie marseillaise a été plus convaincante. Un peu comme au Parc des Princes, les Marseillais ont répondu présent. Ce n'était pas à eux de faire le jeu et quelque part, récolter un match nul à Gerland - surtout après l'énorme fessée du match aller - reste un bon résultat. Mais c'est sûr qu'au niveau comptable, c'est moyen. Parce que derrière, ça revient fort. Sainté et Nice sont désormais à 2 points, Lille à 4… Rien n'est donc acquis pour l'OM, même si cette équipe a montré une fois de plus qu'à l'extérieur, elle a des capacités d'organisation et de résistance tout à fait intéressantes.

Concours de cour de récré

L'après-midi, on a eu deux matchs. Alors vous ne m'en voudrez pas de passer très rapidement sur un Bordeaux-Bastia qui a atteint le niveau qu'on attendait, à savoir le quasi-néant. Mis à part un pénalty oublié pour une faute sur Maoulida, un autre sur une main de Choplin et le but de Diabaté, il ne s'est rien passé. Maintenant, si le jeu de cette équipe girondine est loin de me rendre fou de bonheur, prendre trois points trois jours après Benfica et avec un effectif aujourd'hui très limité, ce n'est déjà pas si mal.

Et puis en tout début d'après-midi, Nice a remporté un match important dans la course à l'Europe en dominant facilement une équipe de Montpellier aux abonnés absents, à l'image de Hilton qui traverse une période difficile. Une victoire construite sur les deux buts de Bahoken - encore un joueur formé au club - qui revenait d'une longue blessure au péroné et qui a montré beaucoup de vitesse et d'allant. Menant 2-0 après 25 minutes de jeu, le Gym a ensuite géré le match somme toute assez tranquillement.

Côté MHSC, je pense que la gestion de ces derniers jours par Louis Nicollin est totalement désastreuse. Entre ce consternant concours de cour de récré en mode "Ah, tu ne veux pas rester Girard ? Alors je vais annoncer avant toi que tu pars", le dossier Maradona et les déclarations plus ou moins venimeuses du président montpelliérain, le risque d'une déstabilisation générale du club existe et ce non-match à Nice en atteste.

Tout cela pourrait conduire à une fin de saison décevante, ce qui serait dommage vu les efforts fournis par l'équipe depuis plusieurs mois pour se replacer en haut de tableau.

Pierrot