Marseille construit son puzzle

Après Troyes, Bastia est passé à la lessiveuse dimanche au Vélodrome. A part ça, Lyon continue de patiner, Monaco est toujours gagne-petit et Rennes s’installe en haut.

Because basket samedi soir, pas de blog. Je n’ai donc pas pu m’exprimer sur le nul concédé par l’OL devant Lille. Un nul qui tient à plusieurs raisons. D’abord, le secteur offensif est orphelin de Fekir et se retrouve avec deux nouveaux (Valbuena et Beauvue) ce qui est toujours compliqué. Ensuite, Lyon a largement dominé mais a touché deux fois le poteau et enfin, le vice-champion est tombé sur un Enyeama une nouvelle fois infranchissable. Je suis bien d’accord avec Renard quand il dit que le Nigérian est le meilleur gardien de Ligue 1. Alors que des grands clubs - suivez mon regard - cherchent un grand gardien, Enyeama lui, est toujours à Lille…

Dimanche, on a eu droit à une victoire plus que poussive d’une équipe monégasque certes très jeune mais surtout très insuffisante à Ajaccio. Des Corses qui se sont heurtés à un excellent Subasic (pléonasme) mais qui auraient mérité de marquer enfin leur premier but en Ligue 1. Les Monégasques s’en sont sortis grâce à un penalty marqué par Fabinho mais la prestation d’ensemble demeure très moyenne. Maintenant, après seulement cinq matchs joués, la hiérarchie offensive est encore loin d’être établie dans cet effectif.

La fin d’après-midi a été marquée par la nette et incontestable victoire de Rennes à Nantes. Un Stade Rennais emmené par un Ntep de haut vol, qui joue juste, qui accélère et qui ne doit qu’à l’incompétence de monsieur Bien de ne pas avoir obtenu un penalty en première période. Un arbitre qui a poursuivi son oeuvre en expulsant le jeune Adryan de façon très sévère, en oubliant d’expulser Sigthorsson deux minutes après pour un coup de coude ignoble sur André pour finalement l’expulser plus tard après un tacle aussi bête qu’inutile sur Zeffane. En fin de match, un joli mouvement Doucouré-Sio a permis aux Bretons de donner à leur victoire une ampleur plus conforme à la physionomie de la rencontre.

Rennes : la bonne année ?

Avec ce succès chez le rival jaune, Rennes se retrouve donc deuxième du championnat, un point seulement derrière le PSG. Après la défaite inaugurale à Furiani, les Bretons ont remporté quatre matchs, et avec une manière de plus en plus convaincante. Avec Ntep, Doucouré, Mendes - qui est une super pioche -, et en attendant de voir Quintero et Gourcuff, on peut se demander si cette année ne sera pas la bonne pour le Stade Rennais. On a souvent été déçu par le club d’Ille-et-Vilaine, mais cette fois Montanier et ses troupes semblent avoir matière à vivre une belle saison. A eux de confirmer.

Enfin en soirée, l’OM a très facilement battu une bien pâle équipe bastiaise venue prendre sa fessée annuelle au Vélodrome. Dès la première mi-temps, si Marseille n’avait marqué qu’à une seule reprise avec cette frappe de Mendy sur laquelle Hansen n’est pas franchement inspiré -, on sentait les Olympiens très nettement au-dessus. Par rapport à l’ère Bielsa - au bout de trois matchs on peut commencer à élaborer un début de comparaison - l’équipe semble plus équilibrée, moins folklorique dans sa façon d’attaquer. Je pense aussi que la doublette Diarra-Silva est plus complémentaire et adaptée au style de jeu de cette équipe que ne l’étaient Imbula, Lemina et Romao.  

Pas loin de devenir la nouvelle tête de turc du Vélodrome, Alessandrini a calmé tout le monde en inscrivant un doublé avant que Batshuayi sauve son match d’un joli but. Curieusement, en n’ayant marqué que lors de deux matchs sur cinq, l’OM est la meilleure attaque du championnat. Battre Troyes et Bastia à domicile, c’est une chose. Leur coller à chacun une telle raclée en est une autre. C’est aussi comme ça qu’on « fabrique » de la confiance. Dimanche prochain face à Lyon, ce sera un tout autre challenge pour les Marseillais, mais ce sera aussi le cas pour les Lyonnais, les deux équipes jouant en Ligue Europa jeudi, ce qui n’était pas le cas la saison dernière.

 

Pierrot