Marseille n’y arrive plus

L’OM et Saint-Etienne qui stagnent, Caen et Lorient qui s’offrent un bol d’air, Toulouse et Reims qui plongent, le tout enrobé de quelques buts magnifiques : le début de cette 24e journée a déjà été riche d’enseignements…

En attendant le choc de ce soir à Gerland, la prestation de l’OM à Rennes était évidemment la plus scrutée. Un OM pas loin du néant en première période, sans liant, sans agressivité ni justesse technique. Le déficit au milieu est toujours aussi flagrant et si Ocampos a signé son arrivée avec un but, je reste convaincu que c’est plus d’un vrai milieu défensif dont l’équipe de Bielsa avait besoin. Peut-être qu’en rentrant de la CAN, Ayew pourra tenir ce rôle… 

Logiquement, les Rennais ont ouvert le score par Toivonen et les Phocéens se sont un peu plus bougés après le repos, égalisant là aussi assez logiquement avec cette reprise plat du pied de la récente recrue olympienne. En même temps, si les gardiens plaçaient systématiquement un mec au premier poteau, ça leur éviterait de prendre ce genre de but. C’est le grand dada de Duga et j’avoue que je partage totalement son analyse sur ce coup-là.

Alors les Rennais ont réclamé deux mains non sifflées dans la surface. Celle de Morel ne fait même pas débat, celle d’Imbula est un peu plus litigieuse mais le milieu olympien touche la balle avec le bras en étant emporté par son élan et là encore, je n’aurais pas sifflé. Le problème, c’est que sur d’autres terrains, d’autres arbitres auraient fort bien pu siffler deux pénalties. Ce flou artistique et ce manque d’uniformité leur les mains dans la surface commencent à devenir pesants.

 

Entre un 0-0 moisi et un 3-3 échevelé…

La veille, on avait eu droit à un Saint-Etienne - Lens spectaculaire, avec un score fleuve et de très jolis buts inscrits de chaque côté. Au final, ce nul n’arrange aucune des deux équipes et certainement pas Sainté, qui n’avance plus en haut de classement. Maintenant, je serais de très mauvaise foi si je disais que je n’avais pas pris de plaisir devant ce match. En même temps, entre un 0-0 tout moisi et un 3-3 échevelé, le choix est vite fait. 

Encore une fois, en terme de jeu les Lensois continuent de m’épater. Chaque semaine est un chemin de croix hors des terrains, mais chaque week-end - même si les résultats ne sont pas forcément là et que la situation se complique pour eux au classement - ils essaient de jouer au ballon et de donner du plaisir. Il ne faudra pas oublier de les remercier pour ça en fin de saison, quelque que soit leur destinée.

Les matchs du samedi soir ont aussi apporté leur lot d’enseignements. Lorient a notamment signé un joli succès sur la pelouse de Reims dans un match là aussi très spectaculaire. Les Champenois auraient dû marquer plus de buts, mais les Lorientais aussi si l’arbitre avait sifflé ce pénalty évident pour l’énorme faute de Placide sur Philippoteaux. En seconde période, les Merlus ont scellé le score sur deux très jolis buts de Gassama et de Guerreiro. 

Le Portugais s’est de nouveau montré à son avantage et réalise une saison vraiment remarquable, bien aidé par le fait d’avoir été intelligemment délesté d’une grande partie de son travail défensif par Ripoll. Il a mis six buts cette année et va avoir un rôle prépondérant dans la quête du maintien des Merlus.

 

Au devant de grandes déconvenues…

La quête du maintien se complique en revanche pour Evian, battu à domicile sur un superbe but de Khazri, et pour Toulouse qui poursuit inexorablement sa descente aux enfers. La victoire contre Reims la semaine passée avait été un éclair dans le brouillard, mais les hommes de Casanova sont retombés dans leurs travers face à des Caennais emmenés par un Féret toujours aussi euphorique qui signent leur 4e victoire consécutive. 

Les raisons de la dégringolade toulousaine sont toujours les mêmes, entre un gardien qui ne sert à rien - le but de Privat est quand même plus qu’évitable - et un manque global d’agressivité. Encore une fois, si le Téfécé ne se secoue pas urgemment, comme dirait Jacquet, « ils vont aller au devant de grandes déconvenues » (à lire avec l’accent forézien). 

Je ne vous dirai pas un mot de Montpellier-Lille, pour la simple et bonne raison que je n’en ai pas vu une seule image, étant rentré un peu tard de Londres où j’ai assisté à un match de rêve entre Tottenham et Arsenal.  

Allez, on se retrouve ce soir après Lyon-PSG.

Pierrot