Monaco adore l'Olympico

La journée a bien tristement commencé à Monaco. L'ASM a clairement raté son match contre une équipe de Lille qui a produit une prestation cohérente. Seulement la différence entre les Monégasques et beaucoup d'équipes de Ligue 1, c'est qu'ils marquent des buts même quand ils ne sont pas bons. À Strasbourg, ils avaient marqué trois buts sur leurs trois premières occasions et ils ont fait preuve de ce même réalisme face au LOSC. Pourtant, l'absence de Fabinho - laissé de côté pour ne pas prendre un carton jaune en vue de la finale de la Coupe de la Ligue - s'est fait sentir. Au milieu de terrain, Tielemans et Moutinho ne sont pas complémentaires. Trop de joueurs ont également été en dessous de leur niveau de jeu habituel, à l'image de Falcao ou encore de Keita Baldé. Mais comme par hasard, Monaco s'est imposé sur deux buts de ses hommes en forme, Lopes et Jovetic. Le premier a profité d'une faute de Maignan et le second a plié l'affaire grâce à un très joli ballon piqué dont il a le secret, sur l'une des seules passes vers l'avant de Moutinho dans la rencontre. Avec cette victoire, Monaco va pouvoir se délecter de l'Olympico puisque soit Lyon sera complètement éliminé de la course à la deuxième place, soit Marseille sera distancé.

Cet après-midi, j'attendais avec impatience le match de Rennes à Bordeaux. Les Bretons ont enchaîné les bons résultats ces dernières semaines et en général, c'est quand on commence à y croire vraiment qu'ils se vautrent lamentablement. Mais pas cette fois ! Bon, il faut dire qu'ils sont tombés sur des Girondins sans envie, sans agressivité et sans attaque puisqu'on a l'impression que Malcom joue tout seul. Au retour des vestiaires, Sarr a profité d'une énorme faute de main de Costil sur un tir de Khazri pour ouvrir le score. Quant à Gourcuff, il a fait le break sur un joli petit but du pied gauche, moins d'une minute après son entrée en jeu. Avec ce succès, le Stade Rennais est donc maintenant vraiment candidat à la cinquième place, au contraire de Bordeaux. L'effet Poyet n'a duré que trois matchs puisque l'équipe a bel et bien retrouvé son côté affligeant de la fin de l'époque Gourvennec. Ce qui tend à prouver que ce n'est pas une histoire d'entraîneur...

De l'importance des arrêts de jeu

Enfin, pour une fois, nous avons vécu un samedi soir emballant. Même Amiens-Troyes, comptant pour le maintien et qui s'est joué sur deux penaltys justifiés, a été un match rythmé, entre deux équipes qui ont montré des choses intéressantes. De son côté, Angers a confirmé sa bonne période - dans laquelle j'inclus sa prestation contre le PSG mercredi - en dominant facilement une équipe de Caen décidément extrêmement faible à l'extérieur et bien trop inoffensive en l'absence de Rodelin. Montpellier et Dijon ont offert un match très spectaculaire dans lequel on a pu voir à l'oeuvre Lecomte et Reynet, deux des meilleurs gardiens français actuellement. Il y a quand même eu quatre buts car suite au passage en 4-4-2 de Michel Der Zakarian en seconde période, le MHSC a su répondre à l'ouverture du score de Saïd. Un joli tir lobé de Skhiri puis un but de Sio bien servi par Ikoné ont donné l'avantage aux Héraultais. Mais dans les arrêts de jeu, sur une action initiée par Reynet jusqu'au rond central, Saïd a inscrit un doublé, reprenant un bon centre en retrait de Balmont. À l'arrivée, ça donne un très beau 2-2.

Même score entre Toulouse et Strasbourg. Alors clairement, ça n'a pas été le match du siècle jusqu'aux arrêts de jeu. J'avoue que je m'attendais à une nette victoire de Toulouse au vu de leur superbe prestation contre Marseille. Surtout, cette équipe de Strasbourg était décimée et privée de ses titulaires. Seulement les Toulousains ont balbutié leur football et se sont retrouvés menés suite à un but de Blayac. Et puis en toute fin de match, la fébrilité légendaire de la défense alsacienne a permis à Sanogo d'inscrire un doublé. On pensait que les hommes de Thierry Laurey allaient s'incliner alors même que Bahoken s'était vu refuser un but valable dans le deuxième acte. Finalement, sur un rush et une tête plongeante détournée de Koné, ils ont arraché un point inespéré compte tenu du contexte. Dans la lutte pour le maintien, les Strasbourgeois ont désormais 32 points. Il en manque encore quelques uns mais ils reçoivent Metz pour le derby de l'Est lors de la prochaine journée et ils savent ce qu'ils ont à faire.

Pierrot