Paris a fait le boulot

Avec quatre victoires à l'extérieur lors des matchs allers, il ne fallait pas s'attendre à des miracles lors de ces huitièmes de finale retours. Les favoris se sont évidemment tous qualifiés.

Le PSG, qui était l'équipe qui avait gagné le plus largement, a joyeusement fait tourner son effectif avec sept changements. Laurent Blanc a totalement renouvelé son milieu de terrain et permis à Jallet de faire son retour. Le latéral droit a d'ailleurs eu, et c'est normal, des problèmes de rythme en début de match. Il n'est pas au marquage sur le premier but allemand et provoque un pénalty, superbement repoussé par Sirigu.

Sans faire un grand match, le PSG s'est procuré pas mal d'occasions en première période. Deux par Ibra dont une a fini sur la barre, une de Cavani et puis le but de Marquinhos sur un corner de Cabaye. En seconde mi-temps, une récupération de l'ancien Magpie et un centre en retrait de Digne ont donné à Lavezzi l'occasion de confirmer son excellente période actuelle. Tout ça a permis à Paris de l'emporter petitement mais sans trop forcer non plus.

En même temps, quand on voit les stats à l'arrivée... Avec 61% de possession de balle et 590 passes réussies, on est dans des standards élevés. S'il y a clairement eu des écarts de forme entre les joueurs - Cabaye a semblé être le meilleur -, Paris a bien fait le boulot. Et puis compte tenu du résultat de l'aller, on savait que le match le plus important de la semaine se jouerait dimanche contre Saint-Etienne.

L'auto-caricature du Bayern

Mardi, on a eu droit à un match étrange, et pour tout dire assez barbant entre le Bayern et Arsenal. Aucune surprise puisque c'est Schweinsteiger qui a ouvert le score. En terme de possession de balle et avec cette volonté de pratiquement rentrer dans le but avec le ballon, le Bayern s'est presque auto-caricaturé. Un match sans intérêt ni suspense.

Du suspense, il aurait pu y en avoir un peu plus entre l'Atletico Madrid et le Milan AC. Mais les hommes de Diego Simeone étaient bien trop forts pour un Milan aussi faible. Passer de Thiago Silva à une charnière Rami - Mexès derrière, c'est sûr, ça change tout. Les Italiens faisaient presque peine à voir.

Un problème de sifflet

Et puis hier soir, on attendait finalement sans trop y croire un exploit de Manchester City, qui n'est pas arrivé. Le match a été serré mais on a quand même senti Barcelone autrement plus impliqué que lors de ses dernières sorties en Liga. Messi a évidemment ouvert le score et Dani Alves s'est chargé de marquer le but de la victoire dans les arrêts de jeu. Un match agréable que le Barça a plutôt dominé.

Ce qui reste extrêmement problématique pour nous Français, c'est la copie lamentable rendue par Monsieur Lannoy qui s'est trompé de bout en bout. Il a refusé un but valable à Neymar, oublié deux pénaltys, expulsé injustement un joueur... Bref, vraiment une triste prestation de celui qui est censé être notre meilleur sifflet. Il a montré qu'il n'avait pas sa place dans un grand match, et donc en Coupe du Monde. A ce niveau-là, on récolte ce qu'on mérite.

Pierrot