Paris au point mort

Accroché par Montpellier et incapable de marquer au Parc pour la première fois depuis deux ans, le PSG laisse le champ libre à Marseille et à Lyon…

La journée avait commencé vendredi avec une jolie victoire de Lens à Amiens, sur une pelouse qui n’en avait que le nom. Les hommes de Kombouaré ont aussi eu la chance de tomber face à une équipe de Nice d’une indigence offensive quasi-absolue. Et puis à Lens, il y a toujours cette envie, que beaucoup assimilent à l’énergie du désespoir. Mais il n’empêche que le Racing termine les matchs allers avec 19 points, à une place de non-relégable. Franchement, vu ce qui se passe en coulisse, c’est  un réel prodige.

Des prodiges, on ne peut pas dire que le PSG en ait réalisés beaucoup au Parc face à Montpellier. C’est la première fois depuis deux ans et 49 matchs que Paris ne marque pas dans son stade. Il aurait pu le faire si Cavani n’avait pas décidé de toucher le poteau… de corner, ou de faire un contrôle du tibia avant de se présenter seul face à Ligali. Mais bon, l’Uruguayen ne mérite pas non plus qu’on se focalise sur lui. Sur ce match, à part Lucas qui s’est montré à la hauteur, tous les autres ont été en-dessous. 

Alors bon, moi je veux bien que, semaine après semaine, on attaque la tactique et les choix de Laurent Blanc. Je constate surtout que sur le plan physique, cette équipe est totalement creuse. Ce qui d’ailleurs ne dédouane pas l’entraîneur parisien, la préparation étant également de son ressort. Aujourd’hui, la réalité est cruelle : le PSG est une équipe lente, molle et vieille. Alors OK, Zlatan a des soucis avec son talon et est encore loin de sa meilleure forme physique. Les autres n’ont pas cette excuse.

Il suffit que l’entraîneur adverse - en l’occurrence Courbis - ait la bonne idée de mettre un mec - en l’occurrence Marveaux - en individuelle sur Verratti pour que le jeu offensif parisien ne ressemble plus à rien. Voilà, 38 points à la fin de la phase aller pour une équipe comme le PSG, c’est extrêmement médiocre. Les Champions de France devront montrer tout autre chose en deuxième partie de saison s’ils veulent conserver leur titre et ne pas prendre une énorme fessée de la part de Chelsea. 

 

Ferreira-Carrasco on fire

Dans la soirée, on a vu quelques matchs assez sympa, dont la jolie victoire de Nantes à Lorient. Un match spectaculaire pendant lequel les Merlus ont touché deux fois les montants et où Nantes a su saisir ses occasions. Même remarque pour Reims, une équipe qui joue très juste sur le plan offensif et a inscrit un but exceptionnel signé Fortes. Les Champenois remportent leur première victoire à Rennes depuis 57 ans et infligent aux hommes de Montanier un troisième revers consécutif qui les fait rentrer dans le rang.

De son côté, Guingamp a encore obtenu un bon résultat à l’extérieur en décrochant un nul face à une équipe de Toulouse où Ben Yedder semble s’ennuyer dans des proportions inquiétantes. Caen et Bastia ont offert un match qui confirme que les deux équipes vont chasser un hypothétique maintien jusqu’à la fin de la saison. Une rencontre d’une grande tristesse, seulement égayée par la jolie égalisation de Féret.

Et puis sans faire de bruit, Monaco revient comme une balle depuis le début du mois et semble avoir trouvé son style de jeu. Cette équipe est totalement imperméable derrière et parvient toujours à convertir l’une des possibilités qui s’offrent à elle pendant le match. Pour ça, elle peut compter sur le jeune Belge Ferreira-Carrasco, on fire en ce moment et qui transforme tout ce qu’il touche en or.

En décembre, l’équipe de la Principauté a gagné ses 4 matchs de Ligue 1, s’est qualifié à Lyon en Coupe de la Ligue et a terminé en tête de son groupe de Ligue des Champions. Autant la défaite à Barcelone semble avoir cassé le ressort parisien, autant la victoire face au Zénith a propulsé l’ASM dans une nouvelle dynamique. Probablement pas celle que Jardim avait prévue en arrivant, mais bon, il a su s’adapter et propose aujourd’hui un jeu peu spectaculaire, mais diablement efficace. Après tout, c’est la première chose qu’on lui demande…

Pierrot