Paris, ça ne va pas

A l’image de son début de saison, le PSG a concédé le nul hier soir à l’Amsterdam Arena. Et encore une fois, il l’a bien cherché.

C’était le quatrième match à l’extérieur de la saison pour le PSG. Il n’en a toujours pas gagné un. Mis à part le 0-0 à Evian, c’est le troisième lors duquel il ouvre le score. Et qu’il est infoutu de gagner, ne serait-ce que 1-0. C’est problématique. Mais il y a beaucoup de choses qui sont problématiques dans cette équipe. La première, c’est évidemment cette ulcérante inefficacité. Hier soir, Ibra et Lucas notamment, ont eu l’occasion de marquer ce deuxième but qui aurait probablement achevé l’Ajax. 

Mais ils ne le font pas. Et comme pour Leverkusen mardi à Monaco, cette incapacité à marquer finit par se payer. Il a suffi d’un coup-franc de Schöne - puissant mais pas hyper bien placé - sur lequel Sirigu n’est pas inoubliable, pour remettre l’Ajax dans le match et faire passer une sale fin de match aux Parisiens. La raison ? Elle saute aux yeux : cette équipe, et en particulier son milieu de terrain, est totalement à la rue physiquement.  

Le symbole, c’est Motta. Depuis le début de la saison, il n’est que l’ombre de lui-même. Il est devenu une caricature. Il joue tellement bas qu’il n’apporte plus rien et ne fait plus une passe vers l’avant. Après une bonne première période, Verratti a disparu de la circulation. Et on a compris pourquoi Matuidi joue aussi peu : il n’est pas prêt. L’explosion physique de ce trio à l’heure de jeu a précipité cette fin de match très compliquée pour le champion de France. 

C’est là qu’on se demande pourquoi Blanc ne fait pas de coaching. A quoi ça sert d’avoir Cabaye et Pastore sur le banc si c’est pour n’en lancer qu’un des deux, à dix minutes de la fin ? Après, on peut aussi s’arrêter sur le cas des attaquants. Aucun des trois n’a été brillant. Lucas a été dangereux mais reste une catastrophe à la finition. Quant à Cavani, certes il marque mais dans le jeu, il a encore été assez mauvais. 

 

Ce PSG-là n’a absolument rien montré

A part le petit Marquinhos que j’ai encore trouvé impeccable, cette équipe du PSG est molle, lasse, lente. Je sais que beaucoup diront qu’elle est aussi suffisante. Je ne suis pas d’accord du tout. Je trouve au contraire qu’elle n’a pas de caractère. Alors on s’aperçoit que ce ne sera peut-être pas si évident dans ce groupe, puisque le Barça a connu un match compliqué face à Nicosie.

Mais cela veut dire que ce sera aussi le cas pour Paris, et ça veut surtout dire que le PSG-Barça de fin septembre au Parc sera beaucoup plus qu’un match de prestige. Si on enlève le 5-0 contre Sainté, ce PSG-là n’a absolument rien montré depuis début août, si ce n’est des disparités de niveau physique et un manque d’implication évident. On ne peut pas se satisfaire de la rentrée de Pastore, qui revient en marchant alors qu’il vient de perdre le ballon. 

Parfois, on peut dire qu’il y a des petites choses qui ne vont pas. Cette fois, j’ai plutôt l’impression que rien ne va. Il va falloir trouver des solutions. Il va peut-être falloir, également, que Blanc arrête de protéger son petit monde en disant que les équipes en face ne jouent pas. Ça n’a pas été le cas de l’Ajax, hier soir. En revanche, il serait bien inspiré de s’attaquer à ceux qui, dans son équipe, se comportent comme des sénateurs…

Pierrot