Paris cale encore

Hier soir, le PSG a de nouveau concédé le match nul après avoir ouvert le score, face à l'AS Monaco cette fois. Une mauvaise habitude qui fait les affaires de l'OM.

On attendait de savoir si le match du Barça était un arc-en-ciel dans la grisaille ou le véritable lancement de la saison du PSG. Il semblerait que ce soit plutôt la première option. Alors, dans un premier temps, on va essayer de ne pas être trop sévère avec les Parisiens au vu de l'effectif. Ils jouent sans Thiago Silva depuis la première journée à Reims, sans Ibrahimovic depuis maintenant quatre matchs, sans Marquinhos, le meilleur joueur du début de la saison, sans Verratti, sorti à la mi-temps après s'être fait piétiner par Kondogbia (mais qui a quand même pris son jaune) et sans Lavezzi, qui apporterait quand même une solution en fin de match. Evidemment, même pour une équipe d'ultra-milliardaires, ça fait beaucoup.

Le match de Barcelone a pesé dans les jambes car même si Monaco a joué le lendemain en Russie, il n'y a pas eu la même intensité dans les deux parties. Hier soir, la première mi-temps a été d'un assez bon niveau même s'il n'y a pas eu beaucoup d'occasions. Si on fait le compte des grosses opportunités de la rencontre, Monaco est d'ailleurs devant avec la transversale de Ferreira-Carrasco, auteur d'un très bon match et la reprise de Kurzawa sauvée sur sa ligne par Van Der Wiel.

Paris a su trouver l'ouverture sur un joli mouvement du duo Pastore - Bahebeck conclu par Lucas, seul face au but. Seulement, pour la quatrième fois de la saison, le PSG n'a pas su garder cet avantage et s'est fait rejoindre par un but invraisemblable dans les arrêts de jeu. Cabaye et Van Der Wiel laisse entrer Kurzawa, Germain fait une déviation aveugle et une partie de billard entre Camara et David Luiz permet à Martial d'égaliser sur une frappe ratée.

 

L'OM a déjà sept points d'avance 

Ce n'est pas la première fois cette année que le PSG prend un but bizarre, c'était déjà le cas à Rennes ou face à Lyon. Ça fait beaucoup. Ce sont des réalisations qui traduisent tout de même une vraie fébrilité. Sur ce match, je persiste à penser que la sortie de Pastore, meilleur parisien sur le terrain, est une erreur. Laurent Blanc a dit au micro d'Olivier Tallaron qu'il était cuit. Peut-être, mais toujours est-il qu'à partir du moment où il est sorti, ça s'est méchamment vu.

Et puis, à Paris, il y a quand même un problème majeur, c'est Cavani. Avant il ratait des occasions et maintenant, il n'arrive même plus à frapper dans le ballon. Vivement que le PSG récupère ses vraies stars. Mais, problème de riche oblige, pendant les coupures internationales, l'entraîneur ne prépare pas la suite du championnat puisque les deux-tiers des joueurs partent en sélection. Le PSG a désormais sept points de retard sur l'OM et même s'il reste pas mal de journées, ça commence à devenir problématique. Pour revenir un jour, il va quand même falloir se mettre à gagner des matchs...

Sinon, dans l'après-midi, on a surtout pu constater que toutes les équipes engagées en Ligue Europa ont accusé le coup sur le plan physique. Les joueurs de Saint-Etienne se sont épuisés au fil des minutes face à Toulouse. Le TFC a ouvert le score grâce à Ben Yedder, après une superbe action en une touche. Le petit avant-centre franco-tunisien a été l'auteur d'une performance magnifique, tout comme Trejo et Aguilar, extrêmement brillants dans l'entrejeu. Les Verts auraient pu revenir grâce à Corgnet qui a eu deux grosses occasions. Mais on le voit bien depuis le début de la saison, le problème stéphanois est offensif. L'ASSE a un mal fou à marquer alors qu'elle est bâtie pour remporter des duels. 

 

L'OL et Lacazette revigorés

Le match Guingamp-Nantes nous a permis d'admirer un but exceptionnel de Nkoudou, quasiment identique à celui de Ntep pour Rennes samedi. Les Guingampais ont essayé de revenir mais ils se sont heurtés à un bon Riou et ils ont payé leur belle victoire en coupe d'Europe cette semaine. Nantes, pourtant interdit de recrutement, se retrouve 4e au classement, ce qui est absolument remarquable. Même s'ils ne peuvent pas compter sur un avant-centre de haut niveau, les Canaris ont une qualité de jeu globale qui fait plaisir à voir. Les nombreux supporters de La Beaujoire ont raison de les encourager autant. 

Enfin, Lille, avec pas mal de blessés et beaucoup de fatigue, a subi la loi d'un Olympique Lyonnais complètement revigoré, à l'image d'Alexandre Lacazette. Si on peut parfois lui reprocher de ne pas marquer dans les grands matchs, il a inscrit un triplé contre une équipe de haut niveau. Et mettre trois buts à Enyeama, il faut le faire.

Le premier est magnifique, il n'est pas hors-jeu et résiste bien à la charge de Béria. Une action qui a valu une colère de Girard qui n'avait pas lieu d'être. Ce comportement entraînera une énième suspension mais qui sait, il est peut-être candidat pour gagner le challenge des tribunes cette année. Ensuite, Lacazette a marqué de la tête en étant hors-jeu sur un coup-franc de Gourcuff avant de conclure le spectacle par une troisième réalisation pleine de sang-froid. Lyon, qui a tellement donné au football français la saison précédente en Europa League, se retrouve avantagé de ne pas disputer de compétition européenne. Comme bien souvent ces dernières années, quand on a envie de prendre un petit peu de plaisir, on n'est jamais déçu à Gerland. 

 

Pierrot