Paris déjà premier

Sans forcer, le PSG s'est imposé hier soir au Parc des Princes face à Ajaccio. Les hommes de Laurent Blanc ont tué le match en vingt minutes et prennent la tête de la Ligue 1. De son côté, l'OM ne s'est pas rassuré en s'inclinant sur la pelouse de Reims. Le club va encore s'activer en coulisses dans les prochains jours.

Le titre de ce post peut sembler banal mais ça faisait dix ans que le PSG n'avait pas remporté ses deux premiers matchs de Ligue 1. Sans que ce soit l'événement du siècle, c'est quand même quelque chose à prendre en compte. Alors évidemment, ce n'est pas une immense surprise de voir le PSG battre Ajaccio au Parc des Princes. Compte tenu de l'entame de la rencontre et des deux très jolis buts de Blaise Matuidi et de Thiago Silva, on pouvait même s'attendre à un score plus lourd. Mais le PSG n'a pas trop forcé. On a d'ailleurs pu s'apercevoir que Cavani - pourtant débarrassé de l'ombre pesante de Zlatan, comme disent certains - a été totalement invisible jusqu'aux dernières minutes de la rencontre où il a eu quelques opportunités.

Alors Paris a forcément autre chose à faire que de mettre des cartons au mois d'août. Il n'empêche que sur le plan défensif, les joueurs ont montré une implication d'une toute autre vigueur par rapport à la saison dernière. Ça tient bien sûr à la présence d'un Thiago Silva à 100% (et probablement vexé par sa non-sélection en équipe du Brésil) et d'un Serge Aurier qui a fait deux premiers matchs de qualité. 

Dans l'après-midi, Bastia s'est endormi et s'est privé de deux points précieux en concédant un penalty sur une faute de Squillaci. Pourtant, les Corses ont parfois montré un visage séduisant et surtout, ils avaient en face d'eux une faible équipe de Lorient, qui n'a plus gagné depuis de longs mois au Moustoir. Alors certes, sur l'Ile de Beauté, dans un sens comme dans l'autre, le mercato n'est pas terminé. Mais si Ayité part pour le Stade Rennais, ce serait une lourde perte pour le club corse. Il faudra voir ce que ça donne à l'arrivée.

 

Passi ne fait que passer

On termine par le match qui a sûrement fait le plus parler cette semaine. On attendait de voir la première rencontre de l'après-Bielsa, qui sera peut-être aussi la seule de l'ère Passi. Entre les polémiques et les conférences de presse, le moment a été extrêmement difficile pour le groupe marseillais. Jeudi, Vincent Labrune a d'ailleurs clairement dit qu'il y aurait un nouvel entraîneur, ce qui n'a pas dû faciliter le travail de Franck Passi dont l'intérim a été transformé en sursis.

Le résultat et la prestation des Olympiens en Champagne ne donnent plus aucun espoir à l'entraîneur de conserver son poste. Les Marseillais ont été hors du coup du début à la fin. Avec le même effectif, cette équipe a conservé deux défauts majeurs : l'absence d'un vrai meneur de jeu puisque Thauvin, Alessandrini et Ocampos sont trois joueurs de côté et le manque d'emprise dans l'entrejeu où le duo Lemina-Romao ne suffit pas.

Du coup, face à un milieu extrêmement garni comme celui de Reims, les Marseillais ont eu d'énormes problèmes et ont perdu beaucoup de ballons. Les Rémois se sont montrés explosifs, notamment Oniangué et De Préville, qui a été le meilleur joueur sur le terrain. D'ailleurs, avant de parler de la défaite marseillaise, il faut souligner les qualités de cette équipe de Reims, récompensée par le but de Traoré qui a profité d'une étourderie de Batshuayi pour tromper Mandanda d'une jolie frappe croisée.

Evidemment, il faudrait être de mauvaise foi pour dire que tout le travail de Bielsa a disparu en une semaine, tout comme il aurait été de mauvaise foi d'affirmer le contraire si l'OM avait gagné. Désormais, on va garder un oeil sur le mercato puisqu'un entraîneur va très certainement arriver, Thauvin va partir à Newcastle et Cabella empruntera peut-être le chemin inverse sous forme de prêt. Quoi qu'il arrive, il y a beaucoup d'améliorations à apporter à cette équipe, encore bien trop faible dans de nombreuses zones de jeu. Il va donc falloir réussir la fin du mercato et trouver un peu de calme pour travailler. Pas évident, à Marseille...

 

Pierrot