Paris encore en finale

Malgré une bonne résistance des Girondins dans le premier acte, le PSG s'est qualifié sans trembler pour la finale de la Coupe de la Ligue. Une préparation idéale avant le choc de dimanche soir face à l'AS Monaco.

Pour la quatrième année consécutive, le PSG va donc disputer la finale de la Coupe de la Ligue. C'est certes le plus petit objectif de la saison mais quand on reste sur deux quadruplés, on ne peut rien galvauder. En début de match, comme on pouvait l'imaginer avant le coup d'envoi, Bordeaux a posé des problèmes aux Parisiens, notamment jusqu'à l'ouverture du score de Di Maria sur un coup-franc remarquable. Quelques minutes plus tard, Rolan a égalisé sur une action entachée d'un hors-jeu de Malcom. À la mi-temps, les visiteurs étaient tenus en échec alors même qu'ils avaient eu l'occasion de faire le break. D'abord sur un duel perdu par Matuidi devant Prior puis via une reprise ratée de Cavani. 

Mais si elle peut parfois sembler un peu rasoir à regarder, la possession du PSG épuise inévitablement l'adversaire. Au fil des minutes, les Girondins ont nettement décliné sur le plan physique. Cavani a choisi le bon moment pour se mettre en action et planter deux buts remarquables. Le premier sur une frappe magnifique sous la barre après un très bon service de Lucas. Et le deuxième façon fox in the box, en reprenant un corner remisé par Marquinhos au second poteau.

Timing parfait pour Di Maria

Vous savez que Cavani n'est pas ma tasse de thé, je le trouve toujours aussi pauvre dans le jeu. Mais il faut lui reconnaître une efficacité redoutable cette saison. Et qui plus est à une touche de balle. Il n'y a que face à Lille qu'il a marqué un but en prenant le temps de bien contrôler son ballon. C'est son style, c'est un buteur, il ne faut pas lui demander autre chose et surtout, c'est déjà beaucoup.

À dix minutes de la fin, Di Maria a conclu la soirée d'une frappe lointaine sur laquelle Prior n'est pas inoubliable. Une réalisation qui a donné une certaine ampleur au score et c'est mérité sur l'ensemble de la partie. L'Argentin, piqué par l'arrivée de Draxler, a donc inscrit un doublé hier soir et va peut-être poser des problèmes à Emery au moment d'établir sa compo pour dimanche. On ne sait pas encore ce que le Basque décidera mais il commence clairement à avoir l'embarras du choix. Et dans "embarras du choix", il y a certes "embarras" mais il y a surtout "choix".

Pierrot