Paris est toujours là

Eliminé à Nantes, l’OL n’a donc plus que la Ligue 1 à jouer. Après sa victoire devant Bordeaux hier soir au Parc, le PSG reste engagé dans les quatre compétitions. Qui fait la bonne affaire ?

Partant du principe que les deux rivaux du PSG pour le titre sont Marseille et Lyon, je ne suis pas sûr que ce tour de Coupe soit une bonne nouvelle pour les Parisiens. Qui eux, se sont qualifiés, alors que l’OM est éliminé depuis le tour précédent à Grenoble et que Lyon s’est fait sortir par Nantes mardi soir. Les deux Olympiques n’ont donc plus que le championnat à jouer jusqu’à la fin de la saison pendant que le PSG se battra sur quatre fronts en même temps. 

Chaque défaite du club de la capitale faisant l’effet d’une catastrophe nationale, une élimination dans l’une des deux Coupes serait aussitôt perçue comme un échec et relancerait tous les débats et toutes les spéculations. Ce qui fait que Paris ne peut laisser filer aucun match. Pourtant, Laurent Blanc avait choisi de laisser plusieurs titulaires au repos et de relancer les deux touristes du Nouvel An, Cavani et Lavezzi. 

Les deux punis ont été plutôt bons en première période. Lavezzi dans son style caractéristique, généreux et maladroit, et Cavani qui a marqué un très joli but de la tête et qui est à l’origine du second. L’Uruguayen a, de mon point de vue, réalisé son meilleur match de la saison. D’une manière générale, la première période parisienne a été de bonne facture. C’est sûr qu’avec une équipe qui court, c’est tout de suite plus simple. Et puis, preuve que ça ne concerne pas que les titulaires, Paris a encaissé un but dès la reprise, inscrit par Rolan. Mais derrière, ça s’est terminé assez paisiblement pour les joueurs de Blanc, en dépit de l’expulsion de Camara.

 

Rocambolesque à Tours

La veille à la Beaujoire, Lyon avait été éliminé par un Bessat en feu. Joueur assez peu utilisé par Der Zakarian, ce gaucher montre pourtant qu’il est plutôt doué, à l’image de ses trois jolis buts. L'OL avait ouvert le score par Lacazette - pour changer - mais la fougue nantaise a eu raison des jeunes Lyonnais. Coup d’arrêt ou choix inconscient des Gones ? On va attendre une ou deux semaines pour le savoir. 

Le match le plus spectaculaire de ce tour a eu lieu à… Tours, ou Sainté s’est imposé au terme d’un scénario rocambolesque. Après avoir longtemps été menés au score, les Verts pensaient avoir fait la différence grâce au but de Monnet-Paquet et au doublé de Van Wolkswinkel. Et puis il y a eu ce but insensé d’Adnane et cette Panenka de Bergougnoux devant Ruffier (!) qui ont totalement relancé le match. Et c'est en prolongation que les hommes de Galtier ont fini par faire la différence.

La différence, Monaco l’a faite en seconde période face à Evian, dans un Louis-II quasiment à huis-clos. Les Hauts-Savoyards n’avaient visiblement pas récupéré de leur bon match au Parc dans cette rencontre une nouvelle fois peu spectaculaire. Il n’empêche que Monaco est qualifié et reste engagé dans quatre compétitions. Compte tenu de l’effectif monégasque, ce sera peut-être un souci dans quelques temps.

Pierrot