Paris gagne sans convaincre

Le PSG pourrait se contenter de sa victoire à Kiev. Sauf qu'une fois de plus, la manière n'y était pas...

Le PSG l'a emporté sur le terrain d'une équipe de Kiev qui n'avait pas perdu depuis 11 matchs sur sa pelouse en Ligue des Champions et n'y avait pas encaissé de but depuis bien longtemps : au strict plan du résultat, c'est donc une jolie performance. Après évidemment, il y a le contenu et le contenu a été catastrophique jusqu'à l'ouverture du score de Lavezzi, juste avant la mi-temps.

Un but marqué au bout d'une superbe action, ce qui prouve que les Parisiens savent jouer au foot quand ils le veulent. Mais avant ça, sans les arrêts de Sirigu et la grande maladresse des Ukrainiens, il n'aurait pas été scandaleux de voir Kiev mener au score. Le milieu du PSG était totalement bouffé entre un Sissoko méchant et dépassé par les événements, un Matuidi fatigué et un Verratti qui, comme hélas trop souvent, prend des risques inconsidérés dans des zones interdites.

Et puis il y a donc eu ce but initié par Verratti - qui lâche parfois le ballon rapidement - et ce une-deux Lavezzi-Ibra pour la 5e passe décisive du Suédois dans la compétition. Un score flatteur bonifié quasiment dès la reprise avec cette passe en retrait mal assurée de Khacheridi que Matuidi s'est fait un plaisir d'offrir à Lavezzi pour le doublé de l'Argentin.

Le match est ensuite retombé dans une certaine médiocrité. Sirigu a dû s'employer à nouveau sur quelques ballons très difficiles et a permis à Paris de vivre une fin de match paisible mais il est bien évident qu'entre le score et la réalité de la prestation, il y un univers. L'essentiel reste la victoire mais je ne suis pas sûr que les Parisiens aient rassuré leurs supporters en termes de jeu.

On peut penser que samedi au Parc contre Troyes, Paris pourra emmagasiner un peu de confiance à tous les niveaux. Mais franchement, hier soir à part de le doublé de Lavezzi, un très bon Sirigu et un énorme Thiago Silva, il n'y a pas grand chose à retenir de ce match.

A part ça, je ne vais pas m'étendre sur la victoire du LOSC à Borisov et la défaite de Montpellier à Arsenal puisque les deux équipes étaient d'ores et déjà éliminées. C'était donc deux matchs amicaux , ce qui a permis à Garcia d'envoyer ses jeunes et à Girard de faire tourner sa défense. C'est triste mais c'est aussi ça la réalité du foot français.

Maintenant, au-delà de la qualité de jeu du PSG et de la relative faiblesse de son groupe, le plus important c'est qu'on ait au moins un club en 8e de finale. Première ou deuxième place, ça se jouera dans 15 jours au Parc contre Porto.

Pierrot