Paris ne lâchera rien

Facile vainqueur de Sainté au Parc grâce à un Pastore de haut vol et un Ibrahimovic retrouvé, le PSG jouera donc la finale des deux coupes nationales.

L’enjeu de ce PSG - Saint-Etienne, c’était de savoir qui allait rejoindre Auxerre en finale. Je ne vous parlerai pas de la qualification de l’AJA devant Guingamp pour la bonne et simple raison que je n’ai pas vu le match. Je me contenterai de dire que c’est un chouette clin d’oeil à un club qui a tant compté dans le foot français. Et j’ajouterai que la finale s’annonce compliquée pour les Bourguignons.

Car c’est bien Paris qui se dressera sur la route des Icaunais. Avec les blessés, trois matchs à jouer en une semaine et deux jours de récupération de moins par rapport à son adversaire, on pouvait pourtant penser que ce serait un match difficile pour Paris. La première réponse a été l’équipe alignée par Laurent Blanc, proche de ce qu’il pouvait faire de mieux avec son effectif du moment. Et ça s’est vu. Car le PSG a livré un match plein.

Si on met de côté la très jolie égalisation de la tête d’Hamouma et l’occasion de 2-1 manquée par égoïsme par Erding, les Stéphanois n’ont pas existé dans ce match. Les Parisiens étaient surmotivés et, un peu comme à Marseille, ont évolué à un très haut niveau au milieu, avec un Verratti égal à lui-même et un Rabiot étonnant dans sa capacité à se mettre au niveau.

Et que dire de Pastore, absolument invraisemblable dans ce match, notamment au cours d’une deuxième mi-temps qu’on peut qualifier de quasi-parfaite ? A la récupération comme dans les passes, l’Argentin a ouvert la boîte à chocolats à ses partenaires. Même si, évidemment, ce qui va rester dans l’histoire de ce match, c’est le nouveau triplé d’Ibrahimovic. 

 

Stats dégueulasses et calculs d’épicier

L’attaquant suédois a dépassé Rocheteau en inscrivant ses 100e, 101e et 102e buts sous les couleurs parisiennes, le tout en moins de trois saisons - il faut se rendre compte de ça. Un pénalty transformé sans coup férir, un subtil grand pont sur Ruffier pour le deuxième et un combo roulette-frappe du gauche sur le troisième. Accessoirement, le Z aura donc planté huit buts en quatre matchs face aux Verts cette saison. 

Pour un joueur pas mal décrié ces derniers temps et dont on entend partout qu’il est sur le déclin, on rappellera quand même qu’il est actuellement le deuxième meilleur buteur en Europe en 2015, derrière Messi, avec 17 buts. On connaît beaucoup de joueurs qui aimeraient avoir des stats aussi dégueulasses. A commencer par Lavezzi, son compère d’attaque, qui est pourtant à créditer d’un bon match avec un pénalty provoqué, un joli but de la tête et plusieurs occasions. 

Un mot également pour parler des calculs d’épicier de Sainté dans cette affaire. Les Verts n’ont pas fait beaucoup d’efforts pour faciliter le report de ce match et aider le PSG à alléger son calendrier en vue de son quart de LDC. On peut dire ce qu’on veut, ça reste pour moi un manque de fair-play. Alors évidemment, à la lecture du score, ça restera un point de détail. Mais peut-être que cette mauvaise volonté a contribué à la motivation de Parisiens qui n’ont fait montre d’aucun état d’âme.

On verra s’ils seront dans le même état d’esprit samedi, face à Bastia, pour la première de leurs deux finales au Stade de France. 

 

Pierrot