Paris s'offre du temps

Hier soir, en quart de finale de la Coupe de la Ligue, le PSG s'est imposé 1-0 contre Saint-Etienne. Un petit bol d'air bienvenu pour Laurent Blanc et ses joueurs.

Après la consternante copie rendue à Furiani, c'est peu dire qu'on attendait le PSG au tournant trois jours plus tard, dans un match très difficile à Geoffroy-Guichard. D'autant plus difficile que Christophe Galtier avait aligné sa grosse équipe, tout comme Laurent Blanc d'ailleurs. À l'arrivée, le club de la capitale et son entraîneur se sont offerts quelques jours de tranquillité en remportant un succès étriqué, dans un match qu'ils auraient très bien pu perdre.

On va dire que la maîtrise a été parisienne durant la rencontre, Christophe Galtier ayant décidé de laisser le ballon aux visiteurs. Mais les plus belles occasions ont été pour les Verts. La tête de Sall sauvée sur sa ligne par Verratti, la grosse occasion manquée par Corgnet et la tête de Van Wolfswinkel superbement sauvée par Douchez auraient pu changer le cours du match.

Si Paris a eu beaucoup plus de mal à se créer des situations dangereuses, il y avait quelque chose d'assez cohérent dans l'équipe de Blanc. Evidemment, quand Verratti et Matuidi sont alignés au milieu, c'est toujours plus simple. Je remarque également, comme par hasard, que lorsque Marquinhos joue (face à Montpellier et Saint-Etienne), le PSG n'encaisse pas de but. Et puis, l'air de rien, même si on est encore loin du grand Zlatan, Ibra a marqué le but de la victoire, de la poitrine, sur un superbe centre de Lucas.

 

Une forme de progrès

Une réalisation très logiquement accordée par le corps arbitral, et qui nous a valu une belle démonstration de fair-play du "peuple Vert". Fair-play quand ça l'arrange, comme tous les publics. Enfin, au lieu de laisser une partie des supporters lancer des projectiles sur le cinquième arbitre, on aurait tout simplement pu annoncer au micro qu'il y avait but. Christophe Galtier a tout fait pour calmer tout le monde et personne n'en a rajouté. Evidemment, ça a rendu la fin de match un peu tendue. Les Stéphanois ont mis beaucoup de coups et les Parisiens ont cherché à gagner du temps. 

En tout cas, ce n'est pas sur ce match qu'on trouvera flagrant que les joueurs de la capitale ont lâché leur entraîneur. Ils se sont qualifiés chez le troisième de Ligue 1 alors que quatre jours auparavant, ils avaient encaissé quatre buts chez un relégable. Il y a quand même une forme de progrès.

 

Pierrot