Paris se balade à Brest

Après sa démonstration à Brest, le PSG est champion d'automne. Ce qui soulève une question : qui va l'arrêter ?

Moi, ça me fait bien marrer quand j'entends dire que c'est le changement d'état d'esprit plutôt que l'évolution tactique qui a transformé l'équipe d'Ancelotti. Je ne suis pas d'accord. Avant, avec son système à 7 derrière, Paris attendait l'adversaire très bas pour le contrer. Désormais, cette équipe a tout le temps le ballon.

Les Brestois ont tenu par miracle jusqu'à la mi-temps, en grande partie grâce à un Thébaux en état de grâce. Alors bon, il y aura toujours quelqu'un pour ergoter sur l'expulsion de Sissoko, qui a donc comme son grand frère une fâcheuse tendance à viser les chevilles adverses. Mais comment peut-on contester ce carton rouge, tacle lancé, les deux pieds décollés du sol et crampons en avant ? Heureusement qu'ils se plantent dans la pelouse et ne touchent que partiellement la cheville de Lavezzi…

L'Argentin qui a ensuite été conspué tout le match par un public de Francis-Le Blé que j'ai connu plus connaisseur et moins haineux. De toute façon, chaque fois qu'il se passe quelque chose avec le PSG, on parle de l'arbitrage, chaque fois qu'Ibrahimovic touche un adversaire on veut le faire expulser ou l'envoyer en commission de discipline… Tout ça s'apparente à de la jalousie mal placée.

Il n'y a aucune raison pour que Paris soit avantagé. Mais il n'y a aucune raison non plus pour qu'il soit arbitré de façon différente. On remarquera d'ailleurs au passage que ce "PSG nouvelle formule" fait extrêmement peu de fautes, à l'image d'un joueur absolument phénoménal : Thiago Silva. Son sauvetage de la tête sur la ligne en fin de match sur une déviation d'Ayité était un grand moment de foot.

Volée ninja

Ca et la "volée ninja" du talon signée Ibra - sans doute le seul joueur au Monde à avoir l'idée de tenter un truc pareil - ont été les deux moments forts de la rencontre. Pour en revenir au déroulé du match, en fait j'ai l'impression que tout le monde attendait juste de savoir quand Paris allait ouvrir le score, tant cela semblait inéluctable. C'est arrivé par un centre de Jallet venu de la droite et dévié par Ibra, qui a marqué à cette occasion son 18e but en 19 matchs, dont seulement 16 joués !

Il y a deux ans, Mamad' Niang avait fini meilleur buteur de Ligue 1 avec le même total… mais en 38 matchs ! Ca donne une idée du rendement effarant du Suédois. Derrière, Gameiro et un CSC de Mendy ont donné au score une ampleur tout à fait logique et conforme à la domination parisienne et à l'écart abyssal entre les deux équipes. Clairement, le PSG dans cette formule-là - sauf méforme persistante ou épidémie de blessures - devrait gagner au minimum 15 de ses 19 matchs retours.

Ca le rendra intouchable, ce qui est à mes yeux on ne peut plus logique compte tenu de la qualité de l'effectif parisien. Un effectif qui va en plus être renforcé par l'arrivée imminente de Lucas Moura. Voilà donc le PSG d'ores et déjà champion d'automne, comme l'année dernière. Avec deux points de moins, certes. Mais aussi avec une impression visuelle beaucoup plus impressionnante.

Suite de cette dernière journée de l'année ce soir…

Pierrot