Paris sur tous les fronts

On peut dire que le PSG est bien parti pour gagner cette Coupe de la Ligue pendant encore 10 ans tant il semble être le seul grand club français à jouer cette compète avec intérêt et motivation. C’est quand même hallucinant de voir Bordeaux, Marseille et Lyon se faire éliminer dès leur entrée en lice. Les Girondins ayant en plus la circonstance aggravante de savoir que la finale se déroulera au Matmut Atlantique. Cela n’a visiblement pas motivé des Girondins moribonds en championnat et dont la défaite à Toulouse est logique.

Celle de l’OM l’est un peu moins, même si Rennes a plutôt fait un bon match. Mitroglou - auteur d’une prestation intéressante par ailleurs - avait ouvert le score en début de match avant que Rennes ne prenne l’avantage grâce à une volée en extension d’André puis un contre en solitaire de Khazri. Sur les deux buts, Abdennour est totalement à la ramasse : pas au marquage sur le premier et dépassé par la course de son compatriote sur le second. Et en plus il détourne la frappe dans son but. Finalement, Germain, d’un jolie tête décroisée sur un service de Njie - qui avait déjà donné le premier but à Mitroglou - a ramené l’OM à 2-2, mais les tirs au but ont été fatals aux Olympiens.

Ce match a également été marqué par deux fantaisies arbitrales. La première sur une frappe d’André qui heurte la barre et retombe 50 centimètres devant la ligne de but mais que monsieur Hamel va accorder dans un premier temps avant de se rétracter sur les conseils de ses assistants (qu’on se rassure, la Goal line technology sera en service à partir des quarts de finale). La seconde sur un but injustement refusé à Mitroglou pour un hors-jeu inexistant, l’attaquant grec étant largement couvert par Traoré loin de l’action. Les Marseillais qui avaient toutes les raisons d’être plutôt contents de l’arbitrage à Montpellier, avaient hier soir toutes les raisons de ne pas l’être.

Mapou à la ramasse

Concernant l’OL, Génésio avait clairement annoncé la couleur en faisant colossalement tourner son équipe à Montpellier. Visiblement, le fait de pouvoir remporter un trophée en quelques matchs n’intéressait pas les Lyonnais, à plus forte raison avec l’Olympico qui se profile dimanche. Le MHSC s’est donc fait un plaisir de faire exploser la défense lyonnaise d’un soir, où un Mapou complètement à la ramasse a montré à tout le monde pourquoi il ne jouait pas cette saison.

A part ça, Nice s’est qualifié aux tirs au but à Lille, Monaco également en battant très facilement Caen dans un Louis II presque à huis-clos. Et puis on attendait avec impatience la revanche Strasbourg-PSG, avec deux équipes remaniées. Paris a très bien attaqué la rencontre et rapidement mené 2-0 en profitant de deux grosses erreurs alsaciennes, d’abord de Salmier qui a marqué contre son camp puis d’Oukidja qui a relâché le ballon devant Di Maria.

Paris n’était absolument pas inquiété mais s’est fait surprendre juste avant la pause par un but de Grimm. C’est un petit peu contrariant ces absences défensives parisiennes depuis quelques matchs. Même si, on le sait, compte tenu de son effectif l’équipe est extrêmement tournée vers l’offensive dès le milieu de terrain. Et puis en milieu de seconde période, le PSG a gardé la main sur le match et inscrit deux autres buts sur deux excellentes passes décisives de Meunier, avant que Blayac ne réduise l’écart en fin de match.

Strasbourg a donc allégé son calendrier puisqu’on se doute bien que le Racing n’avait pas d’ambition dans cette compétition mais espère en revanche se maintenir en Ligue 1. Ce match aurait pu tourner au désastre si Cavani avait marqué le but du 3-0 avant le repos au lieu d’envoyer sa frappe du droit à quelques centimètres du poteau. Un désastre qui aurait pu plomber la belle série strasbourgeoise. Il n’en est rien. Cette défaite 4-2, compte tenu du turn over effectué par Laurey, prouve que le RCSA est dans le tempo et jouera un match très important samedi contre Toulouse.

Pierrot