Quand on joue, on gagne

On connaît tous l'adage "tant que je gagne, je joue". Hier soir, les clubs de Ligue 1 nous ont prouvé que la réciproque était vraie. Nice, Guingamp, Caen et Angers ont été récompensés pour leur audace et leur jeu. Et ça fait du bien.

On a constaté une chose en regardant les matchs du samedi soir : les équipes qui ont essayé de jouer ont été récompensées. Je pense notamment à Nice, qui aurait déjà pu l'emporter à Troyes lors de la deuxième journée s'il n'y avait pas eu une fin de match folle des Aubois. Cette fois-ci, face à Bastia, les Niçois ne se sont pas faits rejoindre à Furiani, dans un contexte particulier. Même si les supporters des Aiglons étaient interdits de déplacement, on se félicitera que tout se soit bien passé. Concernant le match, les acteurs nous ont gratifiés de trois buts magnifiques en première période. La lunette de Danic, la frappe puissante de Mendy ou encore l'enchaînement contrôle-frappe de Germain valaient le détour. Benrahma a clos la marque sur un joli contre. Ça a été un match aéré, vivant et on se dit clairement que parfois le football, ce n'est pas plus compliqué que ça. 

Même constat avec la victoire des Guingampais. Alors qu'ils avaient mal débuté le championnat, ils comptent désormais neuf points. Même si ce n'est qu'un 2-1 face à Ajaccio, ils ont clairement dominé la rencontre et se sont créés beaucoup de situations dangereuses. Jimmy Briand leur fait actuellement un bien fou puisqu'hier soir encore, il a signé sa troisième passe décisive de la saison avant de marquer le but de la victoire d'un joli geste acrobatique. 

Quant aux Caennais, ils n'ont pas cessé d'attaquer face à Montpellier et ont été récompensés dans les arrêts de jeu par un but de Jeff Louis, à la suite d'une superbe frappe de Delort sur le poteau. Nice, Guingamp et Caen sont des équipes qui n'ont pas des moyens financiers invraisemblables mais qui marquent des buts et prennent des points. Angers a également pris trois points précieux. Malgré l'expulsion logique de N'Doye, le SCO s'est imposé sur un penalty de Mangani face à Troyes. Il faut dire aussi que Jean-Marc Furlan est quasiment obligé d'aligner des joueurs à vocation offensive en défense, tellement ce secteur est décimé. Ça explique un peu que les offensives soient inexistantes.

 

Mieux vaut un Ibra qui tente qu'un Ibra qui dort

Enfin, le PSG a eu chaud et a frôlé la défaite à Reims dans l'après-midi. Une défaite qui aurait été imméritée tant les Parisiens ont dominé la rencontre et se sont créés des occasions. Mis à part le poteau de De Préville et le but, les Rémois ont été très peu dangereux. Toutefois, il y a bien évidemment quelque chose d'irritant dans ce PSG-là. Si les Parisiens n'avaient pas été éblouissants lors de leurs victoires à Lille ou à Montpellier, montrant que l'équipe était en rodage au niveau du jeu, ils avaient été implacables sur le plan défensif. C'était loin d'être le cas hier.

Surtout, il y a eu trop de déchets. Mais même si je pense que ça va être la Saint Ibra dans les jours qui viennent, je préfère le voir rater des occasions - même cette tête plongeante immanquable face au but vide - qu'errer sur le terrain comme face à Malmö, même s'il était sous infiltration. Au passage, je trouve que ceux qui tirent sur le Suédois à boulets rouges ont la mémoire courte pour un joueur qui a marqué tant de buts avec le PSG en trois saisons. Je pense que si ses détracteurs avaient eu la même impatience avec Cavani, l'Uruguayen aurait été transféré il y a longtemps. Ce dernier est entré en jeu à Auguste Delaune pour marquer son cinquième but en championnat, sur une jolie louche de Pastore. Là aussi, il va y avoir du blabla sur une faute d'Ibrahimovic qui me semble anecdotique tant le Suédois et Mandi ne sont pas concernés par la passe de l'Argentin.

En fait, le PSG a été trop déficient. Les débuts de Kurzawa ou de Stambouli ont été médiocres, Lucas est toujours aussi horripilant... Après, le PSG est toujours tranquillement leader avec 14 points glanés en six matchs, dont quatre déplacements. Evidemment, l'exigence avec les Parisiens est maximale et compte tenu de l'équipe et des investissements en présence, je dirais que c'est la moindre des choses.

Maintenant, on attend avec impatience les quatre derniers matchs de cette sixième journée et notamment celui qui opposera Lyon et Marseille. Ce sera un premier tournant dans ce championnat pour une des deux équipes. S'il doit y avoir un perdant, il prendra un coup sur la tête. 

 

Pierrot