Saint-Etienne dévore Lyon

Hier soir, en clôture de la 15 ème journée, Saint-Etienne, qui n'avait plus remporté de derby à Geoffroy-Guichard depuis vingt ans, a largement dominé l'Olympique Lyonnais. Une victoire qui devrait booster les Verts en Ligue 1.

La très large et très méritée victoire des Verts est une grosse surprise. Je ne les pensais pas capables de marquer trois buts étant donné qu'ils ne l'avaient fait qu'une fois cette saison. D'ailleurs, en comptant ceux de ce soir, Sainté n'a marqué que seize buts en quinze rencontres de Ligue 1. Surtout, je trouvais les choix tactiques de Galtier un peu frileux pour un match à domicile avec ce 5-3-2 ou 3-5-2, loin d'être ultra-offensif.

Mais finalement, le plan de jeu de Saint-Etienne était clair : l'entraîneur avait beaucoup insisté sur les duels, que les Verts ont remportés très rapidement dans la partie. Il est évident que l'ouverture du score de Bayal Sall sur un corner tendu de Gradel a changé la donne. À partir de là, les joueurs étaient dans une position idéale et ils ont su faire preuve de réalisme puisque leur deuxième tir cadré a également fait mouche. Gradel ne s'est pas fait prier pour transformer l'énorme bourde de Bisevac en offrande pour Van Wolfswinkel. 2-0 à la mi-temps, c'était peut-être même un peu sévère pour Lyon.

Vingt ans d'attente 

Le deuxième acte a été terrible pour les visiteurs qui ont subi pendant une demi-heure, avec notamment une barre transversale et beaucoup d'arrêts de Lopes. Une domination voire une souffrance pour une jeune équipe lyonnaise totalement débordée et méconnaissable au niveau du jeu. Saint-Etienne maîtrisait le jeu aux quatre coins du terrain et a logiquement trouvé une troisième fois l'ouverture. Cohade a cette fois profité d'une erreur individuelle de Tolisso pour tuer le match.

C'est donc un succès amplement mérité pour les Verts, qui prouvent qu'ils sont capables de faire beaucoup mieux que ce qu'on voit trop régulièrement depuis le début de la saison, en Ligue 1 et en Europa League. Ce derby, qu'ils n'avaient plus gagné depuis vingt ans à Geoffroy-Guichard, peut les booster et leur donner une énergie nouvelle mais aussi d'autres envies et d'autres ambitions. Il faudra suivre leurs prochaines rencontres avec énormément d'attention.

Le LOSC fantomatique, Guingamp paye le prix de l'Europe

Dans l'après-midi, Bordeaux a battu petitement le fantôme du LOSC. Une équipe nordiste totalement à la rue et inexistante, que ce soit au milieu de terrain ou en attaque. En plus, les Lillois ont totalement lâché le marquage sur Maurice-Belay et Diabaté sur le seul but de la partie. Le bilan comptable est terrible, puisqu'ils n'ont pris qu'un point lors des six derniers matchs de Ligue 1. Une descente aux enfers prévisible parce qu'on ne peut pas, ad vitam aeternam, jouer uniquement sur l'énergie, la hargne et en tripatouillant avec ses attaquants. Aujourd'hui, quelque soit le joueur qui évolue en pointe, il n'a aucune confiance. 

Et puis, Evian a remporté un match capital contre une équipe de Guingamp qui, clairement, ne digère pas ses matchs d'Europa League. Les Bretons ont cédé en seconde période sur un coup-franc magnifique de Daniel Wass, qui est vraiment le facteur X de cette équipe savoyarde. Le deuxième but de Nielsen, sur un centre de Thomasson qui a rebondi deux fois au niveau des six mètres, a scellé le sort de la rencontre. Les Bretons sont en train de vivre de très bons moments en Europe puisqu'ils ont une finale de groupe à jouer prochainement contre le PAOK Salonique. Néanmoins, il est évident que la facture se paye en Ligue 1. Et elle est très chère. 

Pierrot